L’art et la mode

Les années 1990 à 2000, l’éclectisme post-moderne : tous les genres sont permis et se mêlent

On donne aux stylistes des adjectifs qui sont ceux des arts : Christian Lacroix est baroque, Prada est minimaliste, Margiela est conceptuel ect.

Christian Lacroix né en 1951 est passé chez Hermès et Patou avant d’ouvrir sa maison en 1987. Sa mode mélange les cultures et les couleurs, et s’inspire de l’Angleterre, de l’Espagne, Venise, des contes de fées. Pour lui le luxe n’a rien de honteux, ni l’excès d’ornements.


Christian Lacroix, Défilé Dries Van Noten Prêt-à-porter printemps-été 2020 Paris
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Dolce & Gabbana est un couple de stylistes italiens nés respectivement en 1958 pour Domenico Dolce et 1962 pour Stefano Gabbana. Ils puisent dans le patrimoine artistique de leur pays.
Ainsi, pour le printemps-été 2013, ils ont imprimé sur leurs vêtements les mosaïques byzantines de Ravenne, avec les reflets dorés des tesselles transposés en fines broderies de perles et de petites pierres précieuses, c’est sensuel et baroque.
En 2019, ils ont présenté autour du temple d’Agrigente une collection entièrement inspirée par la Grèce antique et ses mythes.


Dolce & Gabbana au temple d’Agrigente

John Galliano né en 1960, est une personnalité excentrique, iconoclaste, volontiers provocateur. Il se dit très inspiré par Elsa Schiaparelli. Tenue de crustacé qui rappelle le homard de Dali. Chacune de ses collections raconte une histoire différente, il peut habiller ses modèles de guenilles luxueuses, s’inspirer des femmes des tribus Masai, de l’Égypte ancienne, ou de l’affaire du collier de la reine.


John Galliano, Défilé 1990
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Alexander McQueen (1969 se suicide en 2010) lui aussi avait un style qu’il qualifiait « d’éclectique excentrique ». A ses débuts en 1995, il avait choqué avec une collection intitulée le viol de l’Écosse il voulait dire le viol de l’Écosse par l’Angleterre. Puis il a habillé ses modèles en écoliers sexy (avec des motifs de détails de Jérôme Bosch). Il a demandé à Damien Hirst de lui dessiner des foulards.

Il a fait défiler Aimée Mullins top model amputé des deux jambes et a fait fabriquer pour elle des jambes superbes. Il a présenté sur un podium tournant, un mannequin immobile, en robe blanche que deux robots ont orné de motifs noirs. Une de ses collections été inspirée par l’Enfer de Dante.

Pour une autre en 2005, les mannequins évoluaient comme les pièces dans un jeu d’échec géant. Là aussi on est très proche de la performance.


Alexander McQueen
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Voir également les 10 défilés les plus marquants d’Alexander McQueen.

Miuccia Prada née en 1949, était à l’origine une militante communiste et féministe. Elle a hérité d’une fortune familiale née d’une entreprise dans le cuir, puis elle a bâti un empire de la mode. Elle peut être qualifiée de « minimaliste » parce qu’elle aime la simplicité. Chez elle le luxe n’est jamais tapageur, et ses silhouettes dégagent une énergie moderne. En 2014 elle a invité des street-artistes à dessiner les tissus de ses robes.


Miuccia Prada défilé 2014
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Mais son rapport à l’art est moins superficiel qu’il n’y parait. Elle est collectionneuse et mécène.

Parmi ses nombreuses boutiques dans le monde, son showroom à New York est une vague de bois conçu par Rem Koolhaas en 2001. Depuis 1995 elle a installé dans un palais vénitien (tout près du Rialto) sa « fondation Prada » qui montre régulièrement des artistes contemporains de notoriété internationale.

Les années 2000-2021, mondialisation et conceptualisation, l’émergence des Belges

Certains créateurs privilégient la réflexion et le discours et certains défilés ressemblent à des happenings.

Martin Margiela né en 1957 à Louvain en Belgique. Il est souvent qualifié de conceptuel. Il a commencé comme assistant de Jean-Paul Gaultier, puis a créé sa maison en 1980. Il évite le culte de la personnalité, il ne se montre même pas lors de ses défilés, ne répond pas aux interviews. Son « anonymat » s’affiche sur les étiquettes de ses vêtements : d’abord complètement blanches, elles sont maintenant faites d’un chiffre noir compris entre 0 et 23 sur fond blanc. La ligne artisanale est 0, les vêtements pour femmes 6, pour hommes 10, les chaussures 22, les objets 13. Il remet en question l’esthétique de la mode. Invité en 1997 au musée Boijmans van Beuningen à Rotterdam il a présenté une collection dont les tissus étaient imprégnés de bactéries, donc en état de transformation programmée.

Il déconstruit le vêtement, révèle son envers, sa doublure, le non fini, il rend apparente les étapes de la fabrication (pinces, épaulettes, patrons, fils de bâti…).

Ici un gilet réalisé avec des morceaux d’affiches collées sur du coton.


Martin Margiela, gilet printemps été 1990
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Il est le père du work in progress de pas jeter, mais transformer, recycler. Il récupère des stocks de chaussettes de l’armée et les découd et les assemble en pull-overs. Il a fait dessiner les cartons d’invitation d’un ses défilés par des enfants. Toutes ses pièces sont uniques et artisanales.

Un gilet réalisé avec du cuir et de la laine sur des fonds de perruques plastron. Il a fait défiler ses mannequins visage entièrement masqué, pour que le regard se concentre sur le vêtement. Il fabrique de grands gilets en ouvrant de vieilles robes de récupération.

Pour ses défilés, il choisit des lieux singuliers, hors norme. : en 1989 un squatt de banlieue parisienne, un parking, une station de métro. En 2002 pour H&M, il a fait danser ses modèles sur les carrés de sable colorés dans un immeuble new-yorkais désaffecté.

En 2015, Martin Margiela s’est retiré, et sa maison Margiela a été confiée à John Galliano … qui tente de conserver une dimension conceptuelle. Par exemple ce mannequin littéralement camouflé dans son environnement d’images (cf. l’oeuvre de Liu Bolin) est censé évoquer l’invasion des fake news.


Martin Margiela, été 2019
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Dries Van Noten né en 1958 à Anvers. Sa marque est apparue en 1986. Le travail du créateur est caractérisé par des imprimés nombreux, inspirés des costumes et du folklore de pays tels que le Maroc, l’Inde, l’Égypte ou le Japon. Très coloriste, il travaille soigneusement les textures.
Et en 2017-2018 sa collection automne-hiver évoquait l’op art de Vasarely et les motifs géométriques mixés avec d’autres plus fleuris.


Dries Van Noten, collection automne-hiver 2017-2018
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Ann Demeulemeester née en 1959 à Courtrai en Belgique, elle a développé des collections raffinées, dans un esprit rock masculin/féminin mais avec douceur, sensualité et romantisme. Adepte du noir et blanc.


Ann Demeulemeester collection prêt à porter 2017
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Voir une rétrospective de l’oeuvre d’Ann Demeulemeester

Viktor & Rolf néerlandais, tous deux nés en 1969. Ils se présentent en public comme Gilbert et George, avec un air sérieux que contredisent leurs défilés depuis 1998.
Ils ont beaucoup d’humour et de fantaisie. Voir une jupe rose percée d’énormes trous.
Leurs défilés mêlent la mode et l’art comme ici où le mannequin semble être vêtue de plusieurs tableaux.


Viktor & Rolf défilé 2016

ou cette collection blanche dédiée à Picasso en 2016, ainsi que la collection grise « No dream« .
Parfois la silhouette est classique mais déformée par un volume excessif dans atomic bomb en 1998.

En 2005, ils ont ouvert leur première boutique à Milan, dont le décor et le mobilier, sont totalement à l’envers au plafond.
Et l’année suivante leur défilé upside down se déroule sur un podium renversé et commence par le final.
Pour en savoir plus sur Viktor & Rolf.

Hussein Chalayan né en 1970 est d’origine turque, vit en Angleterre, dans sa collection printemps-été 1998, il soulignait les contraintes imposées aux femmes musulmanes en créant des tchadors de différentes longueurs sans sous vêtements. En 2000, les mannequins évoluaient parmi des meubles, puis s’en emparaient pour les transformer en jupe.


Hussein Chalayan 2000
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Pour une autre collection remote control dress, il a présenté une robe qui se transformait à l’aide d’une télécommande style Paco Rabanne.

En 2009, cette robe, laser dress s’illuminait avec des LED. Rappelons qu’en 1956, un artiste japonais du mouvement Guitai Atsuko Tanaka avait conçu une robe électrique (avec des ampoules) visible dans les collections du Centre Pompidou.

La saga Hussein Chalayan en 10 images (Vogue).

D’autres défilés inspirés de la scène des arts plastiques. Max Jacob en 2014 avait créé un soleil artificiel rappelant fortement celui de Olafur Eliasson à Londres. En 2020 on sent une volonté de coller à l’actualité anxiogène.

Demna Gvasalia qui a repris la maison Balenciaga, a fait défiler ses mannequins les pieds dans l’eau sous un ciel apocalyptique aux couleurs changeantes.

Les plasticiennes interrogent le statut du vêtement et le corps des femmes dans la mode

Nicola L. (1932-2018) française née au Maroc, est décédée à Los Angeles.
En 1970 elle a fabriqué un manteau rouge pour 11 personnes, un pénétrable, et elle invitait des femmes à “l’habiter”. À l’origine c’était pour le festival de l’île de Wright puis à Barcelone, elle invitait les passants à entrer dans ce manteau.


Nicola L le manteau rouge 1970
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Jana Sterbak, née en 1953 est très connue pour sa robe de chair (Vanitas) créée en 1987. Elle est faite de morceaux de bœuf crus et salés cousus ensemble à la main. L’ensemble pèse 23 kg. Donc c’est une « vanité » au sens évident du terme, puisque destinée à pourrir et à disparaître et l’idée est de renvoyer toute la mode à son statut de vanité éphémère, mais aussi notre corps. La suite du titre pour “albinos anorexique” ne peut que renvoyer aussi à la maigreur bien connue des mannequins, qui manquent de chair au sens propre.


Jana Sterbak robe de chair 1987
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Marie-Ange Guilleminot née en 1960. Dans les années 90, elle s’est fait connaître avec son chapeau-vie (présenté ici au Louvre) qui est réalisé dans un tissu si extensible que l’on peut l’étirer pour s’en envelopper complètement. Dans les musées, il est mis à la disposition du public, qui pouvait se l’approprier librement pour l’expérimenter.

Elle nous a fait marcher sur d’improbables chaussures,


Marie-Ange Guilleminot chaussures 2002
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elle a conçu aussi avec humour une robe trouée au niveau d’un sein, et une autre appelée robe transpiration colorée de vert au niveau des aisselles.

Lucy Orta née en 1966 en Angleterre, mais elle s’est installée en France depuis 1991. Elle qualifie son travail de « body architecture » ce sont des vêtements de survie, qui intègrent par exemple une réserve d’eau, un duvet etc.


Lucy Orta
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Chiharu Shiota née en 1972, est japonaise et travaille à Berlin depuis 1996. Memories of skin est une installation où les tuniques de toile grossière surdimensionnées pendent à des panneaux de douche d’où suintait de l’eau parfois colorée.


Chiharu Shiota
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Elle enferme des robes dans des réseaux de fils qui recréent une atmosphère de contes de fées.

Jeanne Vicerial née en 1992, formée auprès d’Hussein Chalayan est une jeune doctorante en design de mode actuellement en résidence à la Villa Médicis. Elle fait des recherches textiles à partir de fils recyclés pour réduire les coûts de production. Pendant les confinements, elle a posté ce qu’elle qualifie de sculptures vestimentaires.


Jeanne Vicérial invente la mode du futur

Vanessa Beecroft née en 1969 à Gênes d’un père anglais et d’une mère italienne. En 1996 elle a quitté l’Italie pour New York. Elle réalise des performances (une cinquantaine environ déjà) numérotées de VB suivie d’un numéro. La première dans une galerie de Milan en 1993, 130 jeunes femmes présentant des troubles anorexique (c’était à l’époque son cas également).

Les interprètes de ses performances ne font rien de spécial, et offrent aux visiteurs le spectacle de leur seule présence, mais aussi celui de leur isolement. Ils ne doivent ni parler, ni établir un contact avec les spectateurs et bouger le moins possible. « Je les appréhende comme les éléments d’une toile » dit-elle. Les traces sont des photos et des vidéos.


Vanessa Beecroft explique sa démarche

VB09 à Cologne en 1994 un rêve blond
VB45à Vienne
VB52 Castello de Rivoli à Turin
VB60 Séoul en 2007

L’artiste s’est laissée séduire par les marques et travaille pour Valentino, pour Saint-Laurent, pour Tod’s, pour Kanye West.

Cindy Sherman née en 1954, est américaine elle est célèbre pour ses mises en scène photographiques dont elle est le modèle, la styliste, l’actrice et la scénariste. Depuis les années 90 elle incarne toutes sortes de femmes et d’hommes avec humour et avec un peu de cruauté envers le culte des apparences. Ses alter ego sont toujours dérangeants, pathétiques, avec un désir de plaire qui échoue. « Les efforts des gens pour apparaître beaux me dégoûtent, leur autre facette m’intéresse beaucoup plus« , dit-elle.

C’est le sens de la série fashion.
Pourtant, en 1983, un grand magasin de New York lui commande une série de photos de mode pour Jean-Paul Gaultier, Castelbajac et Comme les Garçons. On lui laisse faire le choix des vêtements. Elle accepte, mais à ses conditions. Les clichés ont déplus aux clients (le magasin commanditaire) et ont été refusés au prétexte que les vêtements de faisaient pas rêver. Il se produisit la même chose en 1984 pour la marque Dorothée bis.

10 ans après, en 1993 le magasin à Harper’s Bazaar lui propose à son tour une série de photos de mode, avec des vêtements d’Issey Miyake, Balenciaga, Prada, Comme des Garçons. Cette fois, Cindy Sherman, devenue entre-temps très célèbre, toutes les photos sont acceptées, alors que ses personnages semblent porter des guenilles et font peur.

En 2008, c’est la marque Balenciaga qui lui passe directement commande. Cette fois, Sherman apparaît en fashion fashionista sur le retour, fanée sous le maquillage.

En 2016 à nouveau pour Harper’s Bazaar pour une série de Gucci intitulé fashionista street style.
Ses femmes ressemblent à celles que l’on voit au premier rang des défilés de mode, mais que l’on ne photographie pas.
En 2019, elle change de sexe avec des vêtements de la collection pour homme de Stella Mac cartney.
Voir une rétrospective Cindy Sherman 1975-2020.

Les « collaborations »

Les collaborations se multiplient depuis quelques années, il s’agit de contrats que les grandes maisons de couture passent avec des artistes contemporains pour un défilé, une collection, une série d’objets et leurs vitrines … Pour les artistes, c’est une source de revenus appréciable et l’opportunité de se faire connaître au-delà du monde de l’art et des musées, et pour les maisons commanditaires c’est une façon d’afficher leur goût pour l’art, et leur ouverture d’esprit, afin d’attirer une clientèle plus jeune.

Exemple en 2015 Costume National a confié son défilé à Marina Abramovic qui a fait la scénographie.

En 2021-2022, Dior a montré son défilé automne-hiver devant une forêt de soie commandée à Eva Jospin au musée Rodin.

En 2020 Dior a collaboré avec Judy Chicago pour concevoir le cadre de son défilé dans les jardins du musée Rodin. L’artiste féministe avait fait construire le ventre de la déesse, dans lequel les visiteurs pénétraient pour voir le défilé inspiré par Aliénor d’Aquitaine.


Dior x Judy Chicago couture collaboration

Depuis des années, Dior confie son sac Lady, un classique de ses ventes, à des artistes contemporains en les invitant à le détourner : ainsi 10 artistes jusqu’à aujourd’hui ont relevé le défi, commencé en 2016. Les Lady art Dior sont réalisées en 100 exemplaires chacun et leur prix selon la matière varie entre 4 000 et 25 000 €.

De la même façon Vuitton confie ses sacs et ses bagages à des artistes : à Murakami en 2013, qui a envahi leurs vitrines de motifs kawaii, Jeff Koons, Urs Fisher, Yayoi Kusama.

Enfin Hermès qui fait dessiner ses foulards par Buren et quantité d’autres artistes a des problèmes avec son célèbre sac Birkin dessiné en 1984 pour Jane Birkin. C’est un des sacs les plus chers du monde prisé par les célébrités et il se décline en veau, vache, autruche, crocodile, en plusieurs couleurs. Fabriqué en France à la main, par un artisan, qui y appose sa signature.
Le crocodile est disponible à partir de 33 000 €, mais s’arrache aussi aux enchères chez Christie’s à Hong-Kong, l’un d’eux s’est vendu 202 000 € et il y a une liste d’attente. Mais alertée par l’abattage des crocodiles, Jane Birkin a demandé à Hermès en 2016 de débaptiser le mytique sac en croco. Alors, Hermès met au point un cuir végétal et a demandé à un designer Ben Denzer en 2021 de le faire savoir avec une collection de sacs Birkin éphémères en légumes.

Tout comme l’histoire de l’art, l’histoire de la mode est marquée par des talents, des innovations, des ruptures. Comme l’art la mode transforme le banal et rythme le temps. Et comme l’art, les musées aujourd’hui donnent à la mode une légitimité historique. Beaucoup de grands couturiers sont collectionneurs, certains mécènes, ont créé des fondations pour l’art. Tous sont inspirés par l’immense réservoir de formes qu’offre l’art de tous les temps. Enfin, si on reproche à la mode la mise en scène mercantile de nos désirs les plus superficiels, reconnaissons qu’elle contribue à embellir la vie, sur ce point Baudelaire avait raison.

Voir également :
Petite histoire de la mode.
Histoire de la mode et du vêtement

Voir aussi sur Arte :
Karl Lagerdfeld un icône hors norme, jusqu’au 10/08/2024.
Martin Margiela se raconte, jusqu’au 27/11/2021.
Apocalypse mode, jusqu’au 23/10/2021.

One thought on “L’art et la mode

  1. Quel bel article !
    La mode et l’air du temps nous rendent la vie plus belle en nous créant aussi de beaux souvenirs. Et les icônes d’un jour ou de toujours correspondent si bien à leur époque, c’est flagrant dans ce reportage.
    La mode est de l’art à la vue de tous ou presque, qui nous influence mine de rien.
    Merci pour le lien !

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