Cours du 11 mai 2015

Michelangelo Pistoletto né en 1933

D’abord apprenti dans l’atelier de son père restaurateur de tableaux. Il collabore avec lui jusqu’en 1958 tout en fréquentant une école de graphisme publicitaire.

Il réalise des autoportraits dès 1956.


Michelangelo Pistoletto – Autoportrait (1960)
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En 1960 autoportrait en pied sur un fond doré.
Il réalise également différents essais sur argent.
Autre essai sur un fond avec du verni noir 1961. L’idée est que le spectateur puisse se refléter dans le tableau.


Michelangelo Pistoletto – Autoportrait (1962)
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En 1962, il remplace le fond laqué par un fond en acier poli comme un miroir.
Le spectateur se reflète dans le tableau.

Il remplace ensuite la peinture par un collage. Série le présent. Il se représente de dos prêt à accueillir le spectateur. Les figures réfléchies habitent le tableau par leur présence et unissent le virtuel et le réel.

Il utilise des images de l’actualité (qui se réactualisent avec l’image d’un spectateur dans le musée). Collision entre le passé, le présent et le futur. Voir un commentaire.

Voir une étude sur Le miroir dans l’œuvre de Michelangelo Pistoletto

En 1965 il écrit : “Porter l’art au bord de la vie a été le but et le résultat de mes tableaux miroirs après cela, il ne me reste plus qu’à faire le choix soit retourner au système du découplement et de ses conflits, soit sortir du système avec une révolution et sur un mur j’ai écrit il faut se préparer à être.”

En 1965 rupture avec la série : les objets en moins. Créations pauvres qu’il rassemble et qui renvoient à l’idée d’un manque.


Michelangelo Pistoletto – Installation ‘The Minus Objects 1965-1966’ Luhring Augustine Bushwick, New York (2013)
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Table avec deux sièges qui manquent de profondeur. Idée d’une frustration, d’une soustraction. Terre en papier journal, Pistoletto a créé les ‘objets en moins’ une série de sculptures qui ont étudié la transformation des objets en œuvres d’art par les concepts qu’ils expliquent. Ces objets donnent l’impression d’avoir été produits par des artistes différents.
C’était un acte d’indépendance contre le système prédominant ; les objets en moins étaient les ‘anti-commodités’ non-figuratives, construites à l’aide de matériel de ‘mauvaise qualité’. Selon les déclarations de l’artiste à l’époque : « Chaque production est pour moi une libération, ce n’est pas une construction, mais une libération […] pas des plus, mais pas moins ».


Michelangelo Pistoletto – Rose brûlée (1965) (140 x 140 x 100 cm)
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Rose brûlée. Statue médiévale en bois, protégée vitre de plexiglas orange.


Michelangelo Pistoletto – Mètre cube d’infini (1966) Miroir, ficelle en chanvre 120 x 120 x 120 cm Centre Pompidou
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Très connu le mètre cube d’infini. Cube ferme dans les faces intérieures sont des miroirs. On voit des miroirs lorsque les faces débordent. Voir un commentaire.
Tous les objets une infinité moins un.


Michelangelo Pistoletto – La Vénus aux chiffons (1967)
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La Vénus aux chiffons. Vénus confronté à un amas de vieux vêtements. Les chiffons sont la quotidienneté. Tout se démode tous passe sauf les valeurs éternelles de beauté que nous ont légué l’Antiquité.
Voir un commentaire.
Orchestra des chiffons. Tas de vieux vêtements sur lesquels sont posées des plaques de verre, de la vapeur sort sous les plaques de verre.


Michelangelo Pistoletto – Little Monument, (1968)
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Petit monument avec des briques recouvertes de tissus de récupération.

En 1968, à la Biennale de Venise, Pistoletto présente le manifeste de la « Collaboration ». C’est à partir de là que naît le Zoo, un groupe ouvert qui propose un art d’échange créatif, c’est-à-dire de découverte de l’identité de « l’autre ». Il ne s’agit pas d’action purement théâtrale ni de happening, mais d’une activité intersubjective qui a pour ambition de créer au-delà de l’objet. Ce genre d’activités se poursuit tout au long de son existence d’artiste et il y mêle famille, amis, artistes, jusqu’à ce qu’il concrétise son dessein en créant Cittadellarte en 1996, à Biella. Ce réseau communautaire de gens, se donne comme objectif de faire des propositions pour une société différente.

A travers la création du Zoo, il pense que l’artiste dispose d’une énergie particulière qui peut générer, en communiquant son énergie chez les autres, de la création.

Sculpture de promenade 1968. Dans la performance que Michelangelo Pistoletto a nommée Sculpture de promenade, l’artiste roule dans les rues de la ville, une gigantesque sphère de journaux compressés, un globe terrestre devenu objet appropriable par le jeu collectif. Idée d’interrelation avec les autres.

Il veut que l’histoire vienne toucher le présent. Avec un moulage de sculpture antique.
Voir les sculptures de Michelangelo Pistoletto.

L’utilisation de miroirs dans les oeuvres.

La déposition (1962-73).

A partir de 1974 il utilise la multiplication ou la division des miroirs.

Au début des années 80 il s’intéresse à la sculpture


Michelangelo Pistoletto – Dietrofront, (1981-1984) 600 x 400 x 180 cm Florence
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Dietrofont


Michelangelo Pistoletto – Géant (1981 – 1984) 600 x 150 x 120 cm
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Géant marbre blanc de Carrare.

Les quatre saisons. A travers ce thème des quatre saisons, Pistoletto développe une réflexion sur l’évolution des formes dans le temps, leur altération inévitable. A chaque saison ses métamorphoses, ses naissances et ses morts. Moulage, mélange de marbre et polyuréthane.
Deux conceptions du temps temps éternel figures antiques, temps cyclique polyuréthane.
En 1998 a fonde la Cittadellarte à Biella.
Salle de méditation a l’institut d’oncologie de Marseille.

Exposition Pistoletto au musée MAXXI de Rome en 2011.

Voir la présentation de son livre, Le troisième paradis.


Michelangelo Pistoletto – Love difference (2007)
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Love difference 2007. Table miroir qui a la forme de la méditerranée.

Biennale de Venise 2009. Il brise des miroirs.
Nous sommes tous les fragments d’un grand miroir“.


Michelangelo Pistoletto – Bouddha (2010)
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Le temps de Bouddha (2009)

Voir Arte Povera (site aparence)

Le miroir du jugement en été 2011 à Londres.


En 2013 il a expliqué son troisième paradis au Louvre.

Voir un commentaire sur son oeuvre.

Conférence Michelangelo Pistoletto et de Germano Celant au centre Pompidou.

Voir d’autres oeuvres de Michelangelo Pistolleto.

Voir un commentaire sur l’oeuvre de Michelangelo Pistoletto (Le Monde).