Cours du 7 mai 2012

Paul Gauguin, Vincent Van Gogh

Sommaire : Paul Gauguin, l’influence des arts premiers sur l’art européen, Vincent Van Gogh.

Paul Gauguin

Paul Gauguin 1848 – 1903 Il est considéré comme le primitif des primitivistes. Il a connu, l’expérience de la “vie sauvage”.

Paul Gauguin – Autoportrait au Christ jaune (1889-90) – Musée d’Orsay Paris
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La foi un peu naïve (Le Christ jaune à gauche) croyances superstitieuses des primitifs (à droite). Voir un commentaire.

Il a passé les 7 premières années de sa vie au Pérou. A 17 ans il s’est engagé comme matelot (marine marchande et de guerre). En 1871, il devient agent de change à la Bourse à Paris et connaît un certain succès dans ses affaires. Il partage alors une vie bourgeoise confortable avec sa femme, la Danoise Mette-Sophie Gad, et leurs cinq enfants : Émile, Aline, Clovis, Jean-René et Paul-Rollon. Il mène une vie bourgeoise, confortable durant 10 ans. Il se lie avec les impressionnistes il achète quelques tableaux. En 1882, il abandonne son emploi à la bourse (qui est dans une phase de mauvaise conjoncture) pour se consacrer à sa nouvelle passion, la peinture.

Sa situation financière devient vite catastrophique. Il part à Copenhague chez les parents de sa femme, puis retourne en France sans sa famille. Il s’installe alors à Pont Aven, où il fréquente E. Bernard, et à Paris Théo Van Gogh. La vie en Bretagne est moins chère qu’à Paris, c’est une alternative à la vie urbaine, il est touché par la foi chrétienne superstitieuse et simple qui anime les villageois.

Paul Gauguin – Quatre bretonnes (1886) – Nouvelle Pinacothèque de Munich
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Les quatre bretonnes (1886). Il n’a pas encore trouvé son style à cette époque, sa peinture est de style impressionniste.

Il rêve de voyage il part à Panama et en Martinique, il revient malade. Il fonde avec E. Bernard le symbolisme synthétique.

Paul Gauguin – Vision après le sermon (1888) – Édimbourg, National Gallery of Scotland
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Vision après le sermon (1888). Avant de partir dans les iles il a déjà trouvé son style. Aplat, profondeur de champs accentué par la perception des personnages. Bretonnes agenouillées, en prière, en sortant de la messe elles ont une vision du combat de Jacob et de l’ange. Mélange du réel (bretonnes en prière) et la vision (grande trouvaille de Gauguin). Esthétique qui relève de l’estampe japonaise (oblique de la branche d’arbre, aplat). Synthèse du visible et du visionnaire. Voir un commentaire.

Paul Gauguin – Nature morte fête Gloanec (1888) – Musée des Beaux-Arts, Orléans
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Nature morte peinte pour la fête de madame Gloanec.

Voir un commentaire sur cette période, l’invention du synthétisme.

Théo Van Gogh qui lui a prêté de l’argent va le convaincre de passer quelques temps à Arles chez son frère. Gauguin se fait prier, mais il accepte finalement fin de l’automne (octobre 1888, jusqu’au début janvier)

Période arlésienne


Paul Gauguin – Au café (1888) – Musée Pouchkine Moscou

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Au café. La patronne du café de la gare à Arles (madame Ginoux) est installée au premier plan. Il a travaillé avec le même thème que Van Gogh. Femme au teint sombre. Emprunt au japonisme, le sujet relégué sur le côté, donne de la profondeur de champ. Il organise par bande la profondeur de champs (procédé utilisé avant le Renaissance). C’est le mode de dessin des enfants pour représenter l’espace.

Dans le même temps, Van Gogh peint des tournesols.


Paul Gauguin – L’autoportrait Les Misérables (1888) – Musée Pouchkine Moscou

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L’autoportrait Les Misérables (1888), est offert par l’artiste à Van Gogh à Arles ; il est le titre d’un roman de Victor Hugo, Gauguin s’imagine “en bagnard J. Valjean “, il se représente aux côtés d’Émile Bernard dans un décor japonisant.
Voir un commentaire sur cette période

A la suite de disputes avec Van Gogh, Gauguin quitte Arles. Il est convaincu qu’il doit partir. Il poursuit sa quête de mêler le réel et la fiction mystique comme Christ jaune (1889). Couleurs inventées. Il est très critiqué par Pissaro, qui note que son travail est un retour en arrière (par rapport aux sujets traités).
Il est ami avec Mallarmé et Verlaine qui recherchent sa dimension symbolique. L’œuvre devra être idéiste, symboliste, subjective et décorative. Fort de cet appui théorique il cherche à réunir de l’argent pour partir à Tahiti.

Paul Gauguin – La belle Angèle (1889) – Musée d’Orsay Paris

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La belle Angèle (1889). Mise dans un cercle d’une jeune bretonne. En arrière plan un motif de fleur, une statuette primitive, qui permet de réunir ses deux centres d’intérêt. Voir un commentaire.

En mars 1891, il part à Copenhague, dire adieu à sa famille et il part à Tahiti en 1891.