Cours du 6 janvier 2014

Statue de la liberté.
Voir statue de la liberté en 1962.


Andry Warhol réalise une sérigraphie sur la statue de la liberté

En démultipliant l’objet reproduit, l’artiste disparaît en tant que créateur d’une oeuvre originale, il devient un artisan. La série est pour Warhol, un moyen de création qui lui permet de démontrer la mécanisation. Il avait d’ailleurs nommé son atelier la «Factory» (la «Fabrique»). Il disait lui-même : « Si je peins de cette façon, c’est parce que je veux être une machine, et je pense que tout ce que je fais comme une machine correspond à ce que je veux faire. »

La reproduction en série permet des accidents de reprographie, (voulus par Warhol) et qui ne reproduisent pas toutes les oeuvres à l’identique.

Il peint des albums de coloriage.


Andy Warhol – Do it yourself (1962) 177,2 x 137,5 cm Musée Ludwig de Cologne
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Do it yourself.
« Faites-le vous-même » est une œuvre inachevée … Andy Warhol invite le spectateur à en terminer le coloriage, en choisissant lui-même le code des couleurs en fonction des chiffres indiqués. Il se moque ainsi des artistes qui se prennent trop au sérieux et invite tout le monde à faire de l’art. Il reproduit les numéros des couleurs avec un Letracet.

Portraits de vedettes

Il fait de nombreux portraits de vedettes à partir de photographies qu’il retouche.

Photo Marlon Brando. Elvis Presley (1963),


Andy Warhol – Portrait de Robert Rauschenberg (1967) 35.5 x 26 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Gold Marilyn Monroe (il profite de l’émotion suite à sa mort en 1962). Il a pris une photo de 1953 faite lors du tournage du film Niaguara. Il amplifie l’aura de Marilyn. Il amplifie l’aura de Marilyn (principalement avec sa ” gold Marilyn,” traitée comme une icône), en même temps que, paradoxalement, par la répétition il en fait un produit de consommation.


Andy Warhol – Portrait de Marilyn Monroe (1962)
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Bouche de Marilyn.


Andy Warhol – Portrait de Liz Taylor (1963)
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Il fait le portrait de Elizabeth Taylor treize fois: Argent, Bleu, Orange, Jaune, Chartreuse, etc, intitulé Red Liz , il prend l’actrice comme une marcvhandise pour faire de l’argent. Ce n’est pas photo-réaliste, mais plutôt, il représente Taylor en gras saturés, et avec des combinaisons de couleurs semi-voyantes raffinés (turquoise, rouge, rose et noir). Warhol considère Elizabeth Taylor comme une propriété commerciale, comme la soupe de Campbell.

Voir un commentaire.


Andy Warhol – Portrait de Liz Taylor (1963) 201 x 564,5 cm Centre Pompidou
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Après l’assassinat de Kennedy, entre 1963 et 1968, Andy Warhol réalise une série de sérigraphies, “Flash”, autour de cet évènement. On y voit les portraits de Jacky et John Fitzgerald Kennedy, ou encore d’autres éléments du drame, publiés dans les journaux.
Série sur Jackie. Il retrace les différents moments avant et après l’attentat. Comme pour un triptyque.

La Joconde 30 valent mieux qu’une. Andy Warhol propose une sérigraphie de trente petites reproductions de l’œuvre : Thirty are better than one, « trente valent mieux qu’une ». A cette époque, le gouvernement français avait prêté la Joconde aux Etats-Unis.

En 1964 il organise une exposition personnelle chez Léo Castelli. Série de flowers.


Andy Warhol – Flowers (1964)
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Fleurs rouges…. stylisation des fleurs.
Photo Warhol au milieu des flowers à la Galerie Ileana Sonnabend, Paris 1965.

Série des vaches

Sérigraphie de vaches.

En 1966, papier peint de vache.

Les boites de savon Brillo. boîtes de contre-plaqué avec sérigraphie et acrylique boîte: 43,2 x 43,2 x 35,6 cm chacune


Andy Warhol – Boites Brillo
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Brillo sérigraphies sur caisses de bois, qui sont des faux-readymades au même titre que le “Painted Bronze” de Rauschenberg.

Il réalise le même travail avec des boites de ketchup Heinz.

Il s’installe dans un loft à Manhattan où il a ouvert la “factory” (la fabrique). C’est à la fois, un plateau de cinéma, une boite de nuit, un forum, un atelier d’artiste. Il se retrouve entouré de nombreuses personnes, marginaux, de VIP, artistes divers. Drogue, débauche.
Il crée une forme d’art acceptée par les galeries et par tout le monde.


Soirée à la silver factory
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Silver factory, un lieu où l’on entrait anonyme et ressortait célèbre disait Warhol. Tout le monde était acteur dans ses films ; il en a réalisé une soixantaine. Il est comme un observateur passif.

Personnages célèbres de la factory, Gérard Malanga, Edie Sedgwick considérée comme la star de la factory, morte d’une overdose à 28 ans.

Films les plus connus :

Sleep 1963 un homme en train de dormir (durée 6 heures 30 passage en boucle d’un film de 20′).
Il reproduit les effet de série au cinéma.

Kiss et Blow Job (1963)

Eat 1963. Robert Indiana, mange un champignon pendant très longtemps. Sa durée est de 45 minutes.

Il a la volonté délibérée de prendre le contre pied du cinéma d’Hollywood. Il met en scène le droit à la paresse et à la jouissance, sans psychologie, pas de scénario, pas de montage. C’est une sorte de télé-réalité. Il montre la vie en groupe coupée du reste du monde

Chelsea Girls 1966. Les occupants de la factory sont filmés avec deux caméras, (télé-réalité). Ce film a été présenté au festival de Cannes.

Il devient le producteur du groupe de rock The Velvet Underground. Il impose sa chanteuse, Nico. Il réalise la pochette du disque du groupe.


Andy Warhol – The Velvet Underground, pochette du disque
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

A partir de 1962-63, il prend des amphétamines.

Richard Avedon photographie A. Warhol.

1968 au sommet de sa gloire Valérie Solanas figurante des films de Warhol, lui avait confié le scénario d’une pièce de théâtre. Warhol n’avait pas lu sa pièce et avait perdu le manuscrit. Elle tire sur lui au revolver. Il est entre la vie et la mort durant plusieurs mois. Photos blessures.