Cours du 30 mars 2015


Erró – Intérieurs américains (1968)
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Intérieurs dans lesquels il fait surgir les révolutionnaires. Il montre la collision entre deux mondes.
Voir un commentaire.


Erró – Allende Topino Lebrun (1974)
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Allende Topino Lebrun 1974. Asso ier Topino Lebrun. Voir le cartel du tableau.


Erró – Good bye Vietnam (1975) 52 x 101,5 cm, Collection particulière
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Good bye Vietnam. Masque de Spiro Agnew, vice président américain, devant Nixon. A coté c’est ce qu’ils ont laissé au Vietnam (une nature vide à la Dali avec un tas de crânes).

Voir une interview de Erró.

Mao à Paris (1972), il l’a également représenté à Venise 1976 à Ibiza.

Hommage à Pollock. Erró a reproduit sur son tableau plusieurs peintures d’artistes (Van Gogh, Picasso, Miro, Dali). Le fond de chaque tableau est fait à la manière de Pollock (il projette de la peinture). On voit une main, en haut à gauche, qui met une punaise sur un petit tableau, on voit deux portraits de Pollock


Erró – La concubine de Lénine (1977) 52 x 101,5 cm, Collection particulière
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« La concubine de Lénine » d’après L’Odalisque de François Boucher (1977). L’artiste a souvent joué de la juxtaposition de figures érotiques et de l’imagerie produite par la propagande communiste des années 50-60. Le rouge de l’idéologie marxiste-léniniste est aussi la couleur de la pudeur, du désir, de la fessée, de l’excitation qu’elle procure et de l’orgasme.


Erró – Le pétrole (1980)
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Le pétrole 1980. La pratique picturale d’Erró, est marquée par l’exemple des muralistes mexicains, procède par juxtaposition et montage narratif d’images.


Erró – Desert storm (1991) 260 x 600 cm Collection Listasafn Reykjavfkur
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Desert storm 1991


Errò, 50 ans de collages, exposition de 2010 au Centre Pompidou (Paris)

For PolPot (1995) Centre Pompidou.

God bless Bagdad (2002-2004). Compilation d’images, jusqu’à saturation. Il dénonce la guerre avec violence et humour.

Grande rétrospective à Lyon au MAC.

Voir également Trace ta route.

Henri Cueco né en 1929 Né de père espagnol et de mère française, il s’installe à Paris en 1947, et participe en 1952 au Salon de la Jeune Peinture. Au sein de ce groupe, il développe une peinture dont la figuration participe à un engagement politique.

À partir de 1962, Cueco peint des séries (Rivières, Salles de bains, Jeux d’adultes, Hommes rouges) recourant aux moyens techniques des mass média : figures découpées, aplats de couleur, pointillés et rayures. Il fait alors partie des peintres du mouvement de la Figuration narrative, qui se développe au milieu des années 1960.
Il a adhéré au PC entre 64 et 76 (pour faire comme Picasso et F. Léger).
C’est le seul artiste de la figuration narrative qui a tourné ensuite le dos au traitement des images et à la politique.

1972 série avec les chiens.
Voir catalogue de l’exposition à la galerie Claire Gastaud.

Il s’est retiré en Corrèze en 1976, pour “tout recommencer”. Il s’intéresse à ce qu’il voit autour de lui.

Trouées de paysages. Dessins et peintures réalisées au ras du sol. Dessins au crayon, herbes brulées. Voir les œuvres galerie Louis carré.

En peinture il est proche de Penone.


Henri Cueco – Pommes de terre (1992)
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Pommes de terre 1992. Voir un commentaire.

Cueco déclare : “Je suis préoccupé par le rôle social de l’artiste, et par la réalisation d’une peinture qui ne se satisfait pas de n’être que la déclinaison de la peinture elle même. La peinture de la peinture, et l’inlassable rengaine de sa fin proche sont les plus fécondes insignifiances porteuses d’ennui que l’art du temps ait pu fabriquer”.


Henri CUECO peintre à Vigeois (1976)

Groupe B.M.T.P. Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni fondent le groupe B.M.P.T. le 24 décembre 1966 en utilisant la première lettre de leur nom de famille.
Le groupe annonce la fin de la peinture.
B.M.P.T. est le nom que les critiques d’art leur ont donné, ce n’est pas un mouvement artistique, mais une association (brève, un an) à la croisée entre l’art conceptuel et le minimalisme.

En même temps que la figuration narrative, ils envisagent de recommencer à zéro l’histoire de la peinture.

Au salon de la jeune peinture janvier 1967, ils organisent leur manifestation n°1. Ils peignent sur place leurs toiles, en distribuant des tracts qui disaient “Nous ne sommes pas des peintres“. Le but de cette manifestation était, selon eux, d’accepter de participer. D. Buren avait pris une toile de bâche avec des rainures noires et blanches de 8,7 cm et il se contentait de peindre en blanc les deux extrémités. O. Mosset, peignait sur une toile blanche un cercle noir. Parmentier pliait une toile blanche il ne peignait que les parties apparentes, il dépliait ensuite la toile. Toroni, appliquait des empreintes de pinceaux n°50 à intervalle régulier de 30 cm en quinconce. Il s’agissait pour ces artistes de faire une tentative commune pour définir une base neutre et la plus minimale de la peinture.


Le groupe BMPT Buren Parmentier Mosset Toroni en 1967

Manifestation n°2 a consisté, le même jour à décrocher leurs toiles qu’ils remplacent par une banderole, qui restera jusqu’à la fin du Salon : “Buren, Mosset, Parmentier, Toroni n’exposent pas” et quittent l’exposition.

Voir un diaporama.

Manifestation n°3 juin 1967 se déroulait dans la salle de conférence du musée des arts décoratifs. Projection de leurs toiles. Le seul “spectacle” consistait à regarder les oeuvres offertes au regard ; proposition soulignée dans le tract imprimé, signé Buren – Mosset – Parmentier – Toroni, et distribué aux spectateurs sortants. Duchamp est présent dans la salle, il déclare “Comme happening frustrant, on ne fait pas mieux !

Ils ont ensuite distribués des documents dans le public expliquant, qu’il ne suffisait que de regarder les toiles, c’est la fin du groupe Parmentier se désolidarise.

Ils réalisent d’autres “manifestations” dans lesquelles ils veulent contester la notion même d’auteur. Peut-on admirer une œuvre même si on n’en connait pas l’auteur ?

Manifestation n°6 à Locarno. Le public doit réaliser les œuvres à leur place.

Chacun des artistes a ensuite suivi sa route en gardant le postula de départ, garder un style neutre, impersonnel, avec un seul signe.

Niele Toroni né en Suisse en 1937
L’essentiel des œuvres de Toroni est défini par un alignement de points monochromes ou polychromes sur une surface blanche, empreintes de pinceau n° 50, espacées régulièrement tous les 30 cm. Les supports seuls varient. Il ne revendique pas l’originalité, mais s’adapte à tous les lieux.

Ma grande utopie c’est de croire qu’il y a quelque chose à faire après Pollock sans se servir d’une forme pré existante. L’encre du pinceau n°50 est une forme qui n’existe pas, c’est le résultat d’un travail de peinture.

Buren dit “Toroni donne un résumé génial de toute la peinture occidentale. La marque, l’empreinte, le pinceau, la surface, la couleur, le geste, le all-over, l’unique et le multiple, le corps, sa présence, son absence“.


Niele Toroni – Exposition Galerie Greta Meert, Bruxelles (2009)
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Il obtient des commandes publiques et participe à des expositions : Escalier du CHU de Liège, voir également CAPC de Bordeaux, affiche de l’exposition de 1997, galerie Yvon Lambert, .
Voir un article sur Niele Toroni.

D’autres expositions de Niele Toroni.


Niele Toroni – Collection Yvon Lambert 2012

Daniel Buren né en 1938. C’est un remarquable théoricien de l’art. Buren vit et travaille in situ. Œuvres in situ, est un terme employé par les archéologues pour les pièces présentées là où elles ont été trouvées.
Les rayures ne sont pas pour lui un motif décoratif, mais un signe visuel qui prend sens dans le lieu où il se trouve. Il utilise des toiles de bâches traditionnelles.

Il abandonne la forme tableau et inscrit son oeuvre dans la rue.

Affichage standard dans la rue. En 1968 Salon de mai musée art moderne et affichage sauvage dans les rues de Paris, voir un autre affichage sauvage.

Ces manifestations remettent en cause la représentation, la manière de peindre, la notion d’auteur, d’inspiration, ainsi que le rôle institutionnel des Salons. Plus largement, elles proposent une réflexion sur la notion de groupe et le développement d’une dimension spectaculaire dans la création d’avant-garde.

Affichage sauvage galerie Apollinaire de Milan. 1968.


Daniel Buren – Galerie Apollinaire à Milan (1968)
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L’artiste interdit l’accès à la galerie en recouvrant totalement la porte d’entrée de papiers rayés blancs et verts. Le vernissage eut donc lieu à l’extérieur et l’accès à l’intérieur resta impossible pendant toute la durée de l’exposition. Il réalisa des affichages sauvages en ville.


Daniel Buren – Affichage sauvage Berne 1969
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A Berne 1969 il participe à l’exposition “quand les attitudes deviennent forme“. Il organise des affichages sauvages en ville. Il est arrêté et il est retenu 48 heures au poste de police. C’est une contestation des lieux institutionnels.

Bien qu’il conteste le rôle des musées, il est fréquemment demandé par des galeries (Tokyo, Aix la Chapelle, Massachusetts)

En 1972, il est invité au musée Guggenheim de New York. Il présente une toile de 20 m qu’il a du retirer à la demande des autres artistes.

Il ne supporte pas la mainmise du musée sur les œuvres des artistes. Il invente des stratégies toujours différentes pour présenter ses rayures (voir papiers collés à Anvers).

En 1972 documenta de Kassel toutes les salles sont tapissées de son papier. Il sert de support aux autres artistes


Jasper John – Documenta Kassel (1972)
(sur le papier de Buren)

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1977 les formes peintures réalisées au format identique double cartel.

Peu après l’ouverture du Centre Pompidou, il réalise une œuvre composée de quinze grands drapeaux en tissu rayé de cinq couleurs différentes, la bande médiane de chacun ayant été peinte en blanc. Les drapeaux sont visibles depuis le centre Pompidou. Réflexion sur la visibilite d’une œuvre.

En 1973 il publie un texte sur les fonctions du musée.
Il met le musée en porte à faux


Daniel Buren – Le corridorscope (1983) Musée d’art moderne de la Ville de Paris
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Le corridorscope 1983. Voir un commentaire.

En 1980 il travaille pour le CHU de Liège.
En 1981 il réalise à Lyon, ponctuation statue sculpture.