Cours du 13 mai 2013

Joseph Kosuth (né en 1945)
Il réfléchit sur l’art et son rapport avec le langage.


Joseph Kosuth – Une et trois chaises (1963)
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Une et trois chaises.
Chaise et photo en noir et blanc de la chaise (à la même échelle que la vraie), avec définition du mot chaise. Il poursuit la réflexion sur la trahison des images, il affirme la prééminence de la langue sur l’image et sur l’objet (la définition du mot chaise concerne tous les types de chaises, alors que l’image et la chaise ne concernent qu’un seul objet).
Il a réalisé de nombreuses installations seulement avec du texte sur des murs.
Voir un exemple d’installation avec des textes dont certaines parties ne sont pas lisibles soit parce que les mots sont barrés, soit à cause d’un l’éclairage au néon éblouissant. Il veut donner à voir le texte comme un matériau équivalent à une image.
L’Etat a fait appel à lui pour rendre hommage à Champolion. Copie agrandie de la pierre de Rosette. Place aux écritures à Figac.

Marcel Broodthaers (1924 – 1976)
Il avait deux amours Magritte et Mallarmé. Il a beaucoup travaillé sur le jeu entre image et écriture. Il a produit une oeuvre ironique dans un esprit dadaïste.
A partir de 1968 il s’était nommé conservateur de son musée d’art moderne département des aigles.
Reconstitution de sa maison atelier à Bruxelles, dans sa salle blanche, rien n’est montré tout est dit.


Marcel Broodthaers – L’erreur (1966)
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L’erreur 1966. Toile peinte en noir avec des coquilles d’œuf vides.


Marcel Broodthaers – Le problème noir en Belgique (1966)
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Le problème noir en Belgique. réalisé dans l’esprit du non art dadaïste.
Tradition d’humour chez les artistes belges.
Voir un article sur Marcel Broodthaers

Enregistrement réalisé en 1963, échange avec un chat.

Ecouteéchange avec un chat
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Ben (né en 1935)

L’art sur quatre plateaux.
Il assemble 4 plateaux, il montre les formes possibles de l’art 1989 : Monet les coquelicots, le monochrome, l’abstraction, (il suffit d’écrire art pour cela englobe l’ensemble).
Voir également la fondation du doute à Blois réalisée par Ben.

Le surréalisme historique (suite)

Philippe Ramette (né en 1961)

Il met en scène ses sculptures dans des photographies. Aucune retouche, pas de montage.
Voir son site.

L’artiste est photographié appuyé à un balcon. Il conçoit l’idée, les objets.
Voir d’autres installations.

Voir également Philippe ramette à la galerie Xippas.

Objets
Le banc à coup de foudre avec un paratonnerre au milieu.

L’objet à voir le chemin parcouru. On voit à l’envers.

Cerveau réfléchissant (2002), bronze chromé qui réfléchit la lumière.

Voir un commentaire sur l’oeuvre de P. Ramette.

L’atelier Breton 1955 cabinet de curiosité. Acheté par le centre Pompidou. Objets à fonctionnement symboliques. Objets qui pouvaient devenir des embrayeurs pour l’inconscient.


Cet extrait du film de Fabrice Maze sur André Breton a été réalisé pour montrer l’atelier tel qu’il était avant la dispersion de la collection en 2003, tel que le poète l’a conçu, connu, habité – “loin de tout le machinal du monde”, comme l’écrivait Julien Gracq.

Meret Oppenheim (1913 – 1985))


Meret Oppenheim – Déjeuner en fourrure (1936) MOMa New York
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Le Déjeuner en fourrure est un assemblage : une tasse, sa soucoupe et une petite cuillère recouvertes de fourrure.
Voir un commentaire.


Meret Oppenheim – Ma gouvernante (1936)
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Ma gouvernante. Chaussures, en forme de pièce de viande. Voir un commentaire.

Victor Brauner (1903-1966)


Victor Brauner – Le loup table (1939) Centre Pompidou Paris
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Le loup table de V. Brauner.
A retravaillé un des pieds de la table. Voir un commentaire.

Alberto Giacometti (1901-1966)

Giacometti a eu une période surréaliste. La femme cuillère (1927). Côté très africain, idée d’associer le corps avec la cuillère. La partie ventre est à la fois convexe et concave.


Alberto Giacometti – La boule suspendue (1930) Centre Pompidou Paris
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1930 La boule suspendue. Réalisé en plâtre à l’origine. Métaphore de la sexualité. Voir un commentaire.

La main prise, fragment de main en bois associée à un rouage mécanique. 1932.


Alberto Giacometti – L’objet invisible (1934) 156 cm Centre Pompidou Paris
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Ce qu’il y a entre les mains du personnage est invisible. Voir un article sur cette oeuvre.


Alberto Giacometti – Figurine dans une boîte entre deux maisons (1950) Centre Pompidou Paris
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1950 figurine dans une boite entre deux maisons. Voir un commentaire.

En 1960 il réalise, l’homme qui marche à l’échelle humaine.

Trouvailles intéressantes.

Man Ray (1890 – 1976)


Man Ray – Le violon d’Ingres (1924)
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Le violon d’Ingres. Photographie, inspirée par Ingres. Voir un commentaire.


Man Ray – Le violon d’Ingres (1924)
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1926 Noir et blanche portrait de la femme d’Eluard Nush. Voir un commentaire.

Solarisation
Primat de la matière sur la pensée.


Man Ray – La prière (1930) Getty museum
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Une grande partie du travail de Man Ray était motivée par son désir de créer un choc momentané chez le spectateur qui arrêterait les processus de pensée rationnelle et lui permettrait de stimuler de nouvelles manières de voir. Cette photographie, avec sa juxtaposition maladroite des mains, les pieds et les fesses, produit un choc sur le spectateur.
La prière.

Brassaï (1899-1984)

1933 corps féminin sans retouches. Tête dans l’ombre


Brassai à propos de ses photographies des murs de Paris et de ses portraits

Jacques André Boiffard (1902 – 1961).


Jacques André Boiffard – Orteil (1929) 31 x 23,9 cm Centre Pompidou
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Gros orteil. Le corps humain paraît monstrueux.

Laurent Goldring (né en 1957)

Danseurs en échauffement vidéo. Images


“Body in a metal structure” / DANS.KIAS / Saskia Hölbling & Laurent Goldring