Cours du 13 mars 2018

Vincent Corpet

Sommaire : Les séries : Nus, 602 dessins…, Portraits, Tondi, Diptyques, Enfantillages, Totems, Fuck maîtres

Vincent Corpet est né en 1958 à Paris. Il fait parti des artistes contemporains français actuels reconnus.
Après une scolarité moyenne, il a décidé à 20 ans de devenir peintre. Il a réussi le concours des beaux arts de Paris. Il y reste 2 ans, il et déçu de l’enseignement qui privilégie l’art conceptuel. Il aime la « peinture rétinienne ». Il a réussi le concours de fin de seconde année (Diplôme Supérieur d’Arts Plastiques) en sérigraphiant un dessin de son ami, Marc Desgrandchamps pour en faire un papier peint.
Il veut être libre de travailler en dehors de toute théorie. Il se définit comme un artiste plutôt que comme un peintre.


Vincent Corpet – Autoportrait (1982) 27 x 22 cm
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Autoportrait de lui jeune.

Il lutte contre la théorie qu’il appelle : “t(h)errorie”.

Au Bauhaus les étudiants s’étaient révoltés contre l’enseignement. Il a eu l’idée de recopier le livre de Joahnnes Itten, qui était un professeur au Bauhaus, sur l’art et la couleur.


Vincent Corpet – Copie du livre de Itten
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Il a recopié le livre, avec les exercices qu’il y avait dedans. Voir une autre page.

Voir une interview de Vincent Corpet

Il passe ses premières années à chercher son style. Il est présent dans des expositions collectives à Lyon « Figures imposées Hiver 1982/1983 », et à St Étienne Galerie R.C. des Fossés, en 1984.

Série nus (1989)


Vincent Corpet – Nus (1995) Galerie Templon Paris
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De 1989 à 2011 il a réalisé 76 nus verticaux à l’échelle 1 à la fois réalistes et dénués de toute expression. Visage neutre corps hiératiques. Ils sont sans perspective pas de repère sol ou mur.
Voir d’autres nus.


Vincent Corpet – Nu de Catherine Millet (1995)
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Catherine Millet a posé en 1995 et en 2003 elle a témoigné : « Le premier acte de Corpet, est de vous plaquer contre la toile vierge et de tracer au crayon le contour de votre corps. Ainsi ai-je pu apprécier ce que serait à peu près l’occupation de mon corps sur un plan, au cas où je terminerais ma vie sur la voie publique et que la police aurait à relever l’emplacement du corps. […] Vincent Corpet ne cherche sûrement pas à donner de la vie à ses portraits! Il a au contraire inventé une forme de réalisme rigoureusement dépourvue de naturalisme. Il est curieux de constater que l’image que j’ai de mon propre corps, patchwork mal assemblé de flashes entrevus sur des photographies, dans des miroirs, a finalement moins de consistance que cette “abstraction” peinte par Corpet mais qui peut être considérée comme une synthèse satisfaisante des images que je me fabrique de moi-même et de celles que les autres ont de moi. Un portrait-robot, en quelque sorte« . (Catherine Millet)

Voir Corpet considérations corpédiques.

602 dessins d’après les 602 passions des 120 journées de Sodome de Sade (1990-1991)

Ce qui l’a fait connaître ensuite c’est : « 602 dessins d’après les 602 passions des 120 journées de Sodome de Sade »
C’est un livre d’artiste consistant en une adaptation illustrée du livre de Sade Les Cent Vingt Journées de Sodome.
Il réalise 602 dessins dans un cercle 11,5 cm avec un crayon glasochrom blanc sur du papier glacé noir et donne une apparence de gravure.


Vincent Corpet – 602 dessins d’après les 602 passions des 120 journées de Sodome de Sade (1990-1991)
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1990-1991, Oeuvre en 4 parties suivant la composition du livre de Sade : chaque partie correspond à un mois, de novembre à février, à chaque jour du mois correspond un nombre de dessins variable de 4 à 6 dont 1 grand format.
Oeuvre exposée au grand palais dans le cadre de l’exposition Picasso.mania.


Vincent Corpet – 602 dessins d’après les 602 passions des 120 journées de Sodome de Sade (1990-1991) diamètre 11,5 cm
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Format intimiste, idée du cercle qui fait penser au regard d’un voyeur. Chaque dessin illustre, avec beaucoup de minutie une situation érotique décrite par Sade. Voir centre Pompidou.

Voir un commentaire (Gibert Lely).

Pour Philippe Sollers, critique au Monde : « Vincent Corpet, par un geste dont il faut mesurer l’exceptionnelle énergie, a voulu nous faire entendre un certain silence de Sade. Sade, en effet, est un torrent silencieux. L’accumulation minutieuse des supplices ; la destruction des corps, la multiplication des discours, des postures, des actes ; l’énorme liturgie inversée qui constitue ce monument de mots, débouchent, dirait-on, sur une caverne vide. A force de lumière violente, un néant indéfiniment actif se dégage du récit et de sa répétition fuguée. Sade est un Bach de la décorporation programmée, un ordinateur de l’abolition du spectacle. »

Série Portraits (1989)


Vincent Corpet – Portraits (1989-2011)
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Pour réaliser ces portraits il s’inspire de masques africains. Voir le masque qui l’a inspiré.

Voir d’autres portraits (exposition à Marseille chez Patrick Raynaud).

Portraits (1989-2011) Série de 23 portraits.

Les tableaux suivants jusqu’à aujourd’hui, sont identifiés par un code qui précise le numéro du tableau, l’année où il a été peint, et la taille de la toile en centimètre.

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