Cours du 3 février 2014

Tom Wesselmann, James Rosenquist

Sommaire : Tom Wesselmann Séries : still life, bathtube, great american nude, bedroom painting, smokers, landscape, Monica

James Rosenquist grands tableaux

Le Pop art est un mouvement artistique qui a émergé au milieu des années 50 en Grande-Bretagne et en parallèle vers la fin des années 50 aux États-Unis. Il est caractérisé par des thèmes et des techniques tirés de la culture de masse populaire, tels que la publicité, les bandes dessinées et les objets culturels mondains. C’est une tendance de l’art à imiter les images stéréotypées des médias. L’oeuvre emblématique est un collage (26 x 25 cm) de Richard Hamilton.


Richard Hamilton – Just What Is It That MakesToday’s Home So Different, So Appealing ? (1956) 26 cm × 25 cm musée Kunsthalle, Tübingen
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Qu’est ce qui rend nos intérieurs si doux et si sympathiques ?. Objets de consommation, présence des corps homme et femme, un intérieur des années 60 vu par des médias.
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Tom Wesselmann (1931-2004)

Il est né en 1931 à Cincinnati et mort en 2004. Il a étudié la psychologie à l’Université de Cincinnati. Il a fait ensuite des études d’art, après son service militaire, à Cincinnati et à New York. Il est alors impressionné lors d’une visite du MoMA par les œuvres de Robert Motherwell et de Willem de Kooning. Dès sa sortie de l’école en 1959, il choisi de s’attaquer aux grands thèmes de la peinture : nature mortes, intérieurs, nus. Il a une passion pour Matisse.
Comme tous les artistes de pop art, il a recours aux collages, il introduit des objets dans ses tableaux, fait des emprunts à l’histoire de l’art.
D’autre part, il a composé 400 chansons de musique country.

Série des still life (natures mortes)


Tom Wesselmann – Still life n°12 (1951)
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Mélange d’éléments de collage, il représente des marques commerciales, appareil photo, des élément de paysage par la fenêtre. Allusion à Matisse. Stéréotype de la consommation.
A ses débuts il utilise beaucoup de collages.


Tom Wesselmann – Still life n°20 (1962) Albright-Knox Gallery Buffalo NY
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Il intègre des éléments réels comme le néon et le placard. Il va organiser une ambiguïté entre peinture, collage et réalité. Omniprésence du rouge, pour Matisse le rouge était la couleur des intérieurs.


Tom Wesselmann – Still life n°28 (1963) 122 x 151,4 cm
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Portrait de Lincoln. Il montre la spécificité de l’Amérique. Poste de TV réel, peinture trouée, la télévision fonctionne. Voir un commentaire.


Tom Wesselmann – Still life n°30 (1963) 122 x 167,5 x 10 cm MoMA
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Description : Une nature morte présentant l’intérieur d’une cuisine avec son mobilier et les aliments.

Collage de publicités imprimées, fleurs en plastique, porte du réfrigérateur, répliques en plastique de bouteilles de 7-Up, reproduction du vitrage. On a une version très moderne de la nature morte, influencée par la société américaine dans laquelle vivait l’artiste. La modernité se ressent notamment par le collage d’un vrai frigidaire, ainsi que par des images sur lesquelles se reconnaissent des marques encore célèbres aujourd’hui, telles que Kellog’s ou 7Up. L’artiste joue avec les matières, mêlant 2D et 3D, c’est-à-dire images et éléments en relief. Le réel et la représentation s’entremêlent et se confondent…
L’effet trompe-l’œil, souvent observé en nature morte, s’explique ici par le fait que le spectateur confond ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas au sein de cette œuvre. Les apparences sont trompeuses, tout comme les publicités et les objets de consommation. Néanmoins, pouvons-nous vraiment dire qu’il s’agit là d’une critique de cette société ? Sans doute que non, car Wesselmann ne fait que réutiliser et s’imprégner de sa culture afin d’en inventer des compositions comme celle-ci, juxtaposant les effets de matières, les couleurs criardes, les formes ludiques. Il n’y a pas de message caché derrière ces compositions pleines de vie.


Tom Wesselmann – Still life n°35 (1963) 304,80 x 487,68 cm
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Accumulation de marques. Voir un commentaire (aller à l’image n°12).


Tom Wesselmann – Still life n°49 (1964) 152 x 122 cm
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Plus simple. La tablette est une tablette réelle en formica.


Tom Wesselmann – Still life n°24 (1963) 122,0 x 152,1 cm Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, Missouri
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Série des bathtube (baignoires)

Thème de la toilette (déjà traité par Degas et Bonnard) revisité à la manière pop.


Tom Wesselmann – Still life n°24 (1963) 122,0 x 152,1 cm Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, Missouri
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Le rideau, la serviette, le battant de WC sont réels. La femme est représentée à travers une une image stéréotypée.


Tom Wesselmann – Bathtube n°3 (1963) Musée Ludwig Cologne
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C’est le plus célèbre.
Image de femme très stéréotypée, panier à linge, tapis de bain.
Une sorte de mi-objet mi-peinture il y a une différence avec Rauschenberg, qui allait chercher des objets dans les décharges.
Ici la vie est conforme à ce que l’on voit dans les magazines.

le nu est placé en situation dans une salle de bains où certains « vrais » objets domestiques contribuent à recréer l’environnement. Ils sont là aussi pour leur éclat et pour leur connotation « typique » pour un ménage d’Américain moyen. Par leur présence, Wesselmann nous donne à voir la beauté préfabriquée des biens de consommation et met l’accent sur le rapport entre les choses et leur environnement. Le corps nu de la femme ne semble qu’une silhouette bien pâle par rapport à la vitalité et à l’intensité des objets ( un panier à linge, un rideau de douche, une serviette éponge posée sur une tringle chromée, …). C’est un univers très stylisé, très propre, voire aseptisé qui apparaît et la personnalité de la femme semble se dissoudre dans le design contemporain. L’aspect lisse de son corps annule tout effet de corporéité et sa pose très proche des clichés publicitaires la rend artificielle. Si les tétons et les poils pubiens sont bien mis en évidence, les traits du visage eux sont absents. Au-delà de cet anonymat, il faut voir une recherche esthétique. L’artiste l’explique ainsi à propos de sa série des nus américains: « J’ai renoncé dès le départ à leur donner des visages, je voulais en effet qu’une sorte de mouvement coule à travers le tableau et certaines choses, trop de détails par exemple, auraient pu freiner ce mouvement. »

Série des grands nus américains

Il représente la femme nue dans sa maison entourée des symboles de la société de consommation. C’est une façon de dire l’érotisme.
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Tom Wesselmann – Great American Nude no 1 (1961)
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N°1 1961. Cadrage de nu allongé avec un graphisme rouge, qui traverse la tableau, derrière lui, par bribes, on devine divers éléments donnés par des fragments qui sont des prétextes pour multiplier les motifs. C’est une réflexion post Matissienne.


Tom Wesselmann – Grand nu n°7
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Volonté de montrer l’érotisme stéréotypé, marque de bronzage du maillot de bain. Il associe la femme à des fruits à des fleurs, peau de léopard. C’est un érotisme simplifié, il a dit que ce qu’il voulait exprimer dans ses nus la petite amie de tout le monde, la femme universelle, pas une en particulier.


Tom Wesselmann – Grand nu n°10 (1962)
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Marques du maillot, écusson , couleurs du drapeau américain.


Tom Wesselmann – Grand nu n°21 (1967) Musée Ludwig, Cologne
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Portrait de Kennedy, drapeau. Nu traité comme une masse informe, un seul détail apparaît, la bouche.


Tom Wesselmann – Grand nu n°23 (1963)
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Au mur un tableau de Matisse, (Blouse romaine de Matisse). Le nu est très clair, souligné de rose, à comparer avec le grand nu rose de Matisse de 1935. Le nu très stylisé, traverse la surface du tableau.


Tom Wesselmann – Grand nu n°27 (1963)
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Photos de crèmes glacées découpées au premier plan.

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