Cours du 17 février 2014

Claes Oldenburg, George Segal, Edward Kienholz

Sommaire : Claes Oldenburg, George Segal, Edward Kienholz

Claes Oldenburg (né en 1928)

Il est né à Stockholm, il est suédois d’origine, naturalisé américain. C’est le fils d’un diplomate suédois basé à Chicago depuis 1936. Il a étudié l’art et le littérature à Chicago puis à Yale. En 1956 rentre en contacte avec Allan Kaprow à New York. A la fin des années 50 il organise des performances.


Claes Oldenburg – Photographie en noir et blanc de 1970, présentant l’artiste Claes Oldenburg couché près l’une de ses œuvres de la série Giant Toothpaste Tube dont la première version date de 1963
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Au début, il a réalisé des objets en papier mâché.
chemise blanche cravate bleue, brassière, casquette rose. réalisé avec de la mousseline trempée dans du plâtre avec une armature de fil de fer.

Il accentue le coté volontairement mal fait contribue à donner un sentiment de caricature.

Il loue pendant deux mois un magasin (The Store) en 1960 – 61, qui lui sert tout à la fois d’atelier et de lieu de vente et où se déroulaient ses performances. C’était un lieu autour duquel gravitaient tous les gens du monde de l’art à New York. Il refuse, à cette époque, d’exposer dans les musées et les galeries.

A partir des années 60 ses productions s’inspirent alors largement des objets de la société de consommation américaine œufs frits, glaces, téléphones, lavabos, , esquimau, etc. Mais ces objets ordinaires, du quotidien, sont représentés dans des matériaux provocateurs : lavabos en carton ou en vinyle souple, frites en tissu, ou reproduit de façon gigantesque en tant que monuments urbains. On est ici dans le monde du « toujours plus gros, toujours plus fort», au point que cela devient monstrueux.

Durant l’été 1962 Oldenburg transforme The Store en un spectacle à la Green Gallery.

A partir de 1962, les objets deviennent géants :


Claes Oldenburg – Exposition au MoMA en 2012
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Voir également :
Cornet de glace sur sa voiture, Hamburger (MoMA), Geant BLT (Bacon, laitue, tomates) 1963.

Pendant toute les années 60 les dimensions des objets deviennent provocatrices jusqu’à l’écœurement.


Claes Oldenburg – Pastry Case I, 1961–62 Sculptures en plâtre peint sur des assiettes céramiques et plat et coupes métalliques dans une vitrine en verre et métal 52,7 x 76,5 x 37,3 cm Musée Guggenheim Bilbao
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Claes Oldenburg – Vitrine de pâtisserie (1961 – 62).


Claes Oldenburg – Shoestring Potatoes Spilling from a Bag, 1966 Toile rembourrée de kapok, renforcée avec colle et peinte (peinture acrylique) 274,3 x 132,1 x 101,6 cm Musée Guggenheim Bilbao
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Claes Oldenburg – Frites se répandant du sac (1966)


Claes Oldenburg – Dentifrice géant (1963)
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Dans ce théâtre de l‘absurde où l‘artiste fait jouer son sens de l‘humour, tout nous dépasse. Oldenburg nous questionne sur notre propre relation à la société où une multitude d‘objets nous environne, de l‘overdose de pâtisseries dégoulinantes et criardes, à la production en masse d‘objets aussi inutiles qu‘une brosse à dent en forme de revolver.

Beaucoup de ces objets ont été réalisé en trois versions, dure (hard), mole (soft) et fantôme (ghost, blanc).
Tous les objets évoquent quelque chose de l’ordre de l’organique.
Soft téléphone (1963) vinyl
Soft machine à écrire (1963) vinyl.

Toilettes 1966 molles (141 × 71.8 × 76.2 cm). Whitney Museum of American Art, New York, ventilateur soft (1966), Interrupteur en version ghost, Prise de courant à trois fiches version hard.


Claes Oldenburg – Dentifrice géant (1963)
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Cendrier marbre et résines.


Claes Oldenburg – Ghost drum set (1972) 80 x 183 x 183 cm Centre Pompidou
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Ghost drum set (1972) 80 x 183 x 183 cm Centre Pompidou – ensemble de tambours. Voir un commentaire.

Dès le début des années 1960, indéniablement imprégné par cette littérature européenne (Céline : Voyage au bout de la nuit), Oldenburg part en croisade, à sa façon, contre la raideur des grandes métropoles occidentales.


Claes Oldenburg – Soft Manhattan #1 (Postal Zones) + Soft Manhattan #2 (Tactile Form of the New York Subway Map), 1966.
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Plan de Manhattan version soft. Immeubles mous accrochés au plafond. Il se promène à Londres avec un genou sculpté pour le confronter à la rigueur des grattes ciels.
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Il a fait des projets utopistes pour des sculptures (qui n’ont jamais été réalisés) dans des espaces publics.

Projet rouge à lèvre pour Piccadilly.

Projet d’un ours en peluche à Central Parc.

Projet de Ciseau monument, projet pour remplacer l’obélisque de Washington.

En 1967, il réalise une exposition au Métropolitan muséum de New York, sur le thème de la sculpture sur l’environnement. Il organise une performance avec six fossoyeurs. Il fait creuser un trou en disant qu’il estime que les Etats-Unis n’ont à être fier de rien à commémorer. Il fait un trou avec rien dedans.


Claes Oldenburg – Lipstick (Ascending) on Caterpillar Tracks (1969)
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En 1969 Rouge à lèvres (Croissant) sur chenilles. Rouge à lèvre en acier posé sur un élément de char. Université de Yale, appartient au MoMA. Il intègre à la fois les formes masculines et féminines, tout en explorant les thèmes de l’éros, la mort, le pouvoir et le désir.
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Claes Oldenburg – Truelle (1972) 12 m
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1972 truelle de 12 m de haut. Voir un commentaire.

Ce sont des monuments parodiques qui dénoncent ironiquement le pragmatisme de la société, et qui laissent peu de place à la poésie.

A partir de 1977 il collabore avec Coosje van Bruggen, historienne d’art, sculptrice et critique, et réalise avec elle des œuvres monumentales. Il l’épouse en 1977.


Claes Oldenburg – Fourchette appuyée avec boulettes de viande et spaghettis (1994)
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Boulette de viande hachée avec une fourchette.


Claes Oldenburg – La bicyclette enterrée parc de la Villette (1990)
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La bicyclette enterrée parc de la Villette. Chacun de ces éléments est sculpté et peint de façon à ressembler à leurs équivalents de taille normale, mais élargis à une échelle gigantesque. Ils sont indépendants les uns des autres, mais seule une partie de chacun est figurée, donnant l’impression qu’une bicyclette désassemblée est ensevelie dans le sol.
Voir des vues de l’oeuvre.


Claes Oldenburg – Trognon de pomme géant (1992)

Trognon de pomme géant 1992


Claes Oldenburg – The spoonbridge and cherry Walker Art Center, Minneapolis (1985 – 88)
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Le pont cuillère Jardin Minéapolis. Voir un commentaire.

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