Cours du 18 janvier 2016

Les années 70 – 80 Télépathie et parapsychologie, utilisation de matières empruntées à la chimie

Les scènes de télépathie


Sigmar Polke – Tischruecken, (1981), 180 x 220 cm Collection Dr. Rainer Speck, Cologne
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

1982 table tournante. Schéma du déplacement d’une table. Les matériaux qu’il utilisent se modifient également dans le temps.


Sigmar Polke – Die Schere (Les Ciseaux), (1982). Dispersion et mica ferreux sur tissu d’ameublement 290 x 290 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

A partir d’une photographie de 1913 de Madame Stanislawa Tomczyk médium qui a fait léviter des ciseaux. Il représente tout ce qui remet en question la réalité apparente, les idées bien établies, la rationalité triomphante.
Pour lui, l’occultisme est surtout un réservoir iconographique qui l’intéresse, en opposition au monde rationnel.

Voir un commentaire.


Sigmar Polke – Pouvez vous toujours croire ce que voient vos yeux ? (1976)
Gouache, de vernis et de peintures acryliques, le tabac, le sulfure de zinc et de cadmium sur papier sur toile 207 x 295 cm

(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Pouvez vous toujours croire ce que voient vos yeux ?


Sigmar Polke – L’illusionniste, (2007), 220 × 300 cm Collection Rachofsky
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

L’illusionniste 2007.

Lévitation (2005) il mêle figuration (pointillés et trames) et abstraction (coulures).

Au début des années 80 il s’intéresse aux laques.

Les tableaux sont laqués ce qui rend les supports translucides

Harald Szeemann écrivait ceci : “Polke laisse ses peintures des mois durant en position horizontale comme récipients de laques, parfois huit couches lui suffisent. Il consacre beaucoup de temps et de soucis au brossage des pigments, il laisse rouiller les peintures par dispersion de limaille de fer, il peint aussi le dos des toiles pour voir ce qui apparaît sur le devant, et les transformations opérées par le temps.
A la peinture traditionnelle et aux laques, aux pigments purs, s’ajoutent des mixtures à base d’aluminium, de fer de potassium de manganèse …Polke prend un malin plaisir à mélanger térébenthine, alcool, méthanol, mais aussi noir de fumée, ou cire à cacheter, aux laques les plus corrosives et les plus décapantes.

Il se concentre donc sur les produits utilisés pour ses œuvres.


Sigmar Polke – Sans titre, (1990)
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Sans titre 1990 laqué et pigment sur toile, il laisse agir des jeux de matières


Sigmar Polke – Gangster, (1988) 300 x 230 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Gangster 1988 on voit le châssis à travers.

Voir également cloud painting (fondation Vuitton)

Voir un commentaire.

B mode (1987)


Sigmar Polke – Vouloir attirer les nuages (1992) 300 x 500 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Vouloir attirer les nuages 1992. L’espoir, c’est vouloir attirer les nuages. Dans cette immense toile de 3m sur 5m, Polke ne dit pas que l’espoir est de tirer les nuages du ciel, mais seulement de le vouloir.

Voir d’autres œuvres.

L’actualité politique et sociale la haine contre l’oppression

Voir un commentaire sur l’occulte et le politique (Le Monde).

Passadena conquête de l’espace. Photo prise sur la lune. l’image ne nous renseigne pas sur le texte. Il montre que le sens de la mission n’avait pas plus d’intérêt que cette image.


Sigmar Polke – Mains, (1986-1988), acrylique sur toile, 291 x 291 x 4 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Les mains symbole de la souffrance universelle

Polizeischwein, (Cochons police) (1986)


Sigmar Polke – Wir Kleinbürger Gornico, (1976), nitrate d’argent, résine sur toile, 300 x 225cm, Collection particulière
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Giornico


Sigmar Polke – Mirador, (1984), nitrate d’argent, résine sur toile, 300 x 225cm, Collection particulière
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Mirador 1984 trois plans superposés deux mains sur les barreaux main qui présente un laisser passer et un mirador. Voir un commentaire.
Le thème du mirador présent dans plusieurs travaux ici en 1984.


Sigmar Polke – Art dégénéré, (1995) résine sur tissu, 200 x 300cm, coll. Ströher, Darmstadt
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Dans ce tableau noir et blanc marbré de jaune où la trame photographique se défait, où les corps humains se décomposent jusqu’à n’être plus que des pixels géants, on voit une file de visiteurs pour une des expositions d’art dégénéré (celle de Hambourg) : moment crucial où le politique s’empare de l’art, où la modernité se voit qualifier de dégénérescence, où les foules passives regroupent ceux qui s’offusquent et ceux qui n’osent avouer leur intérêt en dépit du discours dominant. La touche du peintre, reprend méticuleusement le grain de l’image.


Sigmar Polke – Camp, (1982), nitrate d’argent, résine sur toile, 300 x 225cm, Collection particulière
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Camp 1982 peint à partir d’une photo prise à Auschwitz. Les rayures de la couverture coïncident avec la représentation des barbelés. La partie inférieure a été peinte avec des résines qui ont ensuite été brûlées.


Sigmar Polke – Flüchtende (Les fugitifs), (1992), Acrylique et résine sur tissu 225 x 300 cm Carré d’art Nimes
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Les fugitifs 1992 à partir d’une photo prise lors de l’édification du mur de Berlin (fuite vers l’ouest). Toile très translucide (on voit le châssis à travers) les fuyards sont entourés de vert peint à l’aérosol. Les rayures du tissu suggèrent les barbelés.


Sigmar Polke – Paganini (1982) Dispersion sur toile 200 x 450 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Paganini peinture mystérieuse, à droite, personnage sur son lit de mort à gauche Méphisto le diable jongle avec des crânes et des croix gammées. Polke a dit : “J’ai fait cette peinture pour monter à quel point il est difficile d’effacer les stigmates du nazisme. Paganini jouait avec une telle virtuosité que certains pensaient qu’il avait eu des contacts avec le Diable. Lors de ses obsèques une polémique éclata, afin s’assurer qu’il n’était pas possédé par le Diable”.
Polke a fait les liens entre Paganini et le Diable, et le Diable et le nazisme (d’où les croix gammées).


Sigmar Polke – Frontière americano-mexicaine (1984)
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Frontière americano-mexicaine (1984). Réalisé à partir d’une photo de presse.

Trois nouveaux commandements (1998).

La photographie, expérimentale a été pour lui un autre lieu d’expérimentation. Il a fait des modification des négatifs, ainsi que des recherches d’effets particuliers.

Il a voyagé au Pakistan en 1974 et en Afghanistan en 1980 en Australie en Nouvelle Guinée et au Brésil, sa pratique a beaucoup évolué après ses voyages. Il a représenté des photos de ses voyages.

Sans titre (Palermo) (1976)

Polke a photographié le combat d’un ours et de deux chiens en Afghanistan devant une centaine de spectateurs. Ces 14 photos de grand format, pour la plupart des vues de l’ensemble de la scène, ont été pliées lors du tirage (le bac étant trop petit) et cette manipulation fait apparaître toutes sortes de défauts fortuits, de voiles mystérieux posés entre le spectateur et ces scènes barbares; pliures, craquelures, coulures, éclats génèrent un effet fantomatique, quasi kaléidoscopique. Il se sert de tous les erreurs de manipulation pour obtenir des effets plastiques nouveaux.


Sigmar Polke – Sans titre (série Sao Paulo)
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Sans titre (série Sao Paulo)

Série les Olgas (1981) photo du massif australien des Kata Tjuta.


Sigmar Polke – Intérieur (1984)
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Intérieur (1984) une photo là encore démantelée, tachée, voilée, dégradée, déconnectée du réel, mais où la coloration des chaises, intervention manuelle du peintre sur le médium photographique, recrée une aura, une dimension picturale, un autre ancrage dans la représentation. Il y a là un recadrage, une discipline ; la folie alchimique est toujours là, mais on va vers le manuel, vers l’humain, vers l’intervention voulue, planifiée, décidée, peinte. Même la déchirure grossière du papier à gauche semble déterminée.


Sigmar Polke – Angoisse (1996)
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Angoisse (1996) photo très expressive.