Cours du 6 février 2017

Roman Opalka
À partir de 1965, année du « 1 », il peint, en majorité sur un format d’échelle humaine, (196 × 135 cm). Il peint minutieusement en blanc sur fond noir, puis gris, les nombres qui se succèdent sans relâche et sans fin : 1 2 3 4 5 etc. Chaque nombre, représente un instant, une trace irréversible du temps.

A partir de 300 000 il a enregistré sa voix qui énonce les chiffres.


Roman Opalka
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A la fin de chaque toile, il se prend en photo, son portrait va également s’éclaircir.

Représentation à la fois du temps objectif et du temps subjectif.

Gloria Friedmann Présentation des contemporains dans cour des sculpture du Louvre. Les personnages en plâtre vivent avec une montre à la même heure.


Gloria Friedmann – Les contemporains
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Ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous qui passons dans le temps.
Un ensemble d’individus, d’apparence uniforme, cachent et remplacent leurs visages par des horloges.
Ces horloges confèrent à ce collectif de sculptures en plâtre l’exactitude du temps présent et les préservent ainsi du sort de devenir les antiquités de demain, puisque quoi qui arrive : ils seront à l’heure du jour !

Christian Marclay The clock installation vidéo en sélectionnant tous les fragments de scène de film qui comportent une horloge, attente désir frustration mis bout à bout raconte l’eau ou l’émetteur du temps le film dure 24 h en temps réel.


Christian Marclay, The Clock

L’approche subjective du temps

Les autoportraits de Rembrandt


Rembrandt – Autoportraits
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Il a réalisé une cinquantaine d’autoportraits, qui nous racontent l’évolution de son corps. Voir un commentaire.

John Coplans autoportrait fragmentés photographies des détails de son corps à grande échelle.
Coplans est célèbre pour sa série d’autoportraits fragmentés en noir et blanc qui sont des études assez crues du corps nu et vieillissant. Il a photographié des détails de son corps sans fioritures,(des pieds jusqu’aux mains ridées) qu’il tire ensuite en très grand format, et qui deviennent presque des sculptures.


John Coplans – Autoportraits
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Esther Ferrer Elle a réalisé un autoportrait dans le temps.
Elle a photographié son visage à l’échelle réelle. Elle associe deux moitiés de visage prises à des époques différentes, elle montre ainsi qu’elle est la même mais en même temps qu’elle a changé.


Esther Ferrer – Autoportrait dans l’espace, (1987). Vue de l’exposition au Centre Galicien d’Art Contemporain, saint jacques de Compostelle, 2012
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Voir un commentaire sur son oeuvre.

David Bailly


David Bailly – Autoportrait ou Vanité, Nature Morte avec portrait d’un jeune peintre, (1651), huile sur bois, 90 x 122cm, Stedelijk Museum, Leyde
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Ce tableau a été peint lorsque l’artiste été âgé de 67 ans, or le sujet de l’oeuvre c’est un homme plutôt d’un jeune âge. Il est facilement aisé de le reconnaitre : c’est l’artiste lui-même, en plus jeune. Il nous présente de sa main gauche un autoportrait de son visage à l’âge où il peint le tableau. Cette scène est comme une projection du passé pour l’homme représenté dans le petit cadre ovale, ou bien du futur pour le jeune homme représenté. Quoiqu’il en soit, ces deux projections tendent vers la même fin : la vieillesse, la décomposition et la mort. C’est pourquoi dans l’autre partie du tableau se trouve une nature morte.
Voir également une représentation des éléments de la finitude de la vie.

Le Bernin


Le Bernin – Tombeau d’Alexandre VII, (1671-78) Bronze et marbre Basilique saint Pierre, Vatican
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Tombeau d’Alexandre VII du Bernin. Idée d’apprivoiser la mort. Voir le squelette qui tient un sablier.
Idée d’apprivoiser la mort, comme dans cet autoportrait de Arnold Böcklin.
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Gerhard Richter


Gerhard Richter – Skull with candle, (1983)
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Dimitri Tsykalov né en 1963


Dimitri Tsykalov – Skull IV (2008)
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Il sculpte des fruits ou légumes (denrées périssables) en forme de crâne. Voir également.
Voir son site.

Damien Hirst


Damien Hirst – Pour l’amour de Dieu (2007)
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Voir le site de Damien Hirst.

Gilles Barbier
Crâne plutôt drôle.

Marina Abramovic nous propose une photo dans laquelle on la voit portant sur son dos un squelette, poids de notre condition, poids de la vérité.

Hyungkoo Lee


Hyungkoo Lee – Sa série ‘Animatus’ (2007)
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Sa série ‘Animatus’ est pleine d’humour noir ! C’est drôle, macabre, décalé.
Elle représente les squelettes des personnages de cartoons célèbres de notre enfance (Walt Disney, Tex Avery).

Article sur la représentation du temps dans l’art contemporain.

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