Adebunmi Gbadebo (née en 1992 aux États-Unis de parents nigérians) travaille à partir de matériaux fortement chargés de résonance historique pour honorer la mémoire des esclaves du Sud américain. La terre rouge utilisée pour ses céramiques provient directement des sépultures de la plantation True Blue en Caroline du Sud, là même où ses propres ancêtres ont été contraints au travail forcé. Elle façonne ses jarres selon la technique traditionnelle du colombin (en écho aux méthodes nigérianes et camerounaises) et incorpore à la matière des grains de riz, des cheveux humains et des mèches afro pour créer de véritables objets funéraires et commémoratifs. Autour, ses œuvres sur papier, réalisées à partir de pigments et d’encres artisanaux, évoquent le paysage marécageux de la plantation.
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Sawangwongse Yawnghwe (né en 1971 en Birmanie/Myanmar, installé entre les Pays-Bas et la Thaïlande) est le petit-fils du premier président de la Birmanie indépendante, assassiné lors du coup d’État militaire de 1962, événement qui poussa sa famille à l’exil. Son installation monumentale People’s Desire (Le désir du peuple) s’étend sur six mètres et rassemble 2 500 figurines modelées en argile brute, illustrant le drame de l’exode de familles entières.

Sawangwongse Yawnghwe monumentale People’s Desire (Le désir du peuple)
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Sa grande peinture The Bed of Gold Stream réinterprète une photographie coloniale de la minorité ethnique Shan.
Dans The Prince’s Manual, il livre une critique cinglante du coup d’État de 2021 en documentant les bombardements aériens et la politique de la terre brûlée.

Sawangwongse Yawnghwe The Prince’s Manual, 222 x 148 cm huile sur toile
Enfin, à travers sa toile Opium Parallax, il cartographie de manière implacable les routes criminelles du commerce de l’opium.
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Godfried Donkor (né en 1964 au Ghana, qui partage sa vie entre Londres et son pays d’origine) explore la figure de l’homme noir à travers l’histoire de la traite transatlantique. Il présente une série de collages mêlant encre et peinture. L’œuvre dédiée à Michael (surnommé « Le Dragon ») mythifie un champion noir de boxe à mains nues du XVIIIe siècle. Il en fait le saint Michel terrassant le dragon. En arrière-plan, Donkor juxtapose ironiquement des pages du journal Financial Times et place un navire négrier derrière un dragon rouge.
Un autre collage pastiche le style des bandes dessinées en érigeant Mohamed Ali au rang de « Superman ».
En juxtaposant dans le même espace visuel la sophistication de l’aristocratie coloniale et la réalité quotidienne laborieuse des corps noirs, l’artiste court-circuite la chronologie linéaire de l’histoire coloniale.

Godfried Donkor Jamestown Masquerade 2024, 120 x 120 cm Peinture acrylique, encre et collage de tirages photographiques
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Kemang Wa Lehulere (né en 1984 au Cap) déploie une pratique multidisciplinaire nourrie par le théâtre, la poésie et le cinéma. Son installation « Je blanchis les mots pour votre confort » prend la forme d’une bibliothèque allégorique : des volumes recouverts d’argile peinte en noir sont alignés sur de froides étagères vertes. Parmi eux se glissent des moulages artisanaux en bronze et en résine figurant les lettres de l’alphabet en langue des signes. Par ce dispositif poétique, cette voix majeure de l’Afrique du Sud post-apartheid dénonce avec force les rouages bureaucratiques de la censure et les violences systémiques liées à la confiscation et au contrôle du savoir.
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Une sélection de pavillons nationaux
Pavillon de la Grande-Bretagne
Lubaina Himid née en 1954 à Zanzibar, elle vit en Angleterre où elle peint et enseigne l’art contemporain. Elle a été lauréate du prestigieux Turner Prize en 2017.
Ses peintures abordent la question de l’intégration dans une culture d’adoption, oscillant entre gravité et fantaisie. On y voit des jardiniers, des cuisiniers, des marins, des tailleurs ou des architectes évoluant dans des scènes théâtrales très colorées.

Lubaina Himid Gardeners 244 × 183 cm peintures à l’acrylique et au fusain sur toile de lin
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Lubaina Himid Chefs 244 × 183 cm peintures à l’acrylique et au fusain sur toile de lin
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Lubaina Himid Boatbuilders 244 × 183 cm peintures à l’acrylique et au fusain sur toile de lin
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Lubaina Himid Architects 244 × 183 cm peintures à l’acrylique et au fusain sur toile de lin
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Tous évoluent dans des scènes théâtrales très colorées.
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Pavillon de l’Espagne
Oriol Vilanova, né en 1980 à Barcelone, il est diplômé en architecture et en philosophie.
Il a rassemblé des milliers de vieilles cartes postales du monde entier qu’il a associées par séries thématiques (les ponts, les bateaux, les chapiteaux, les monuments célèbres, les marchés, les statues sur leur socle…).
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L’ensemble interroge le tourisme de masse, tout en offrant une manière poétique de revoir le monde et ses différentes cultures. Voir d’autres images.
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Pavillon des Pays Nordiques (Finlande, Norvège, Suède)
Le pavillon est partagé par trois artistes :
Benjamin Orlow, Klara Kristalova, Tori Wränes.
Tori Wränes (née en 1978 en Norvège) : Elle a réalisé les « géants mous » qui peuplent le pavillon à l’intérieur comme à l’extérieur. Son idée maîtresse est l’élévation et l’entraide mutuelle.
L’artiste rejette les cases et les frontières fixes (humain/animal, objet/corps, intérieur/extérieur). À travers ses œuvres, elle s’intéresse moins à ce que nous sommes qu’à ce que nous pouvons devenir.
distorsion des proportions et l’hybridation des objets du quotidien
Clara Kristalova (née en 1967 à Prague) : Ses créations s’inspirent directement des contes et légendes nordiques.
Benjamin Orlow (Finlande/Londres, né en 1984) : Il improvise sur place une forme colossale en argile brute. Cette figure fragmentée va se fissurer peu à peu, symbolisant un déclin inévitable. Sur la façade, une tête tranchée est soutenue par des pieux d’acier, et des pointes de bois jaillissent de ses yeux.
Pavillon de la Belgique :
Miet Warlop née en 1978, c’est une artiste et performeuse flamande qui vit à Bruxelles.
L’œuvre : Intitulée Delirium Tremens (ou projet similaire), l’installation présente des dalles de plâtre portant chacune un moulage de mot ou de syllabe dans différentes langues. C’est une arène « >mêlant langage et musique, conçue comme un espace d’énergie et d’expérience émotionnelle partagée.
Six interprètes (musiciens et danseurs) interviennent en escaladant et en déplaçant les dalles à grand bruit, comme s’ils cherchaient en vain à donner du sens à un monde désorienté.
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Pavillon du Japon
Ei Arakawa-Nash né en 1977 au Japon, installé à New York depuis 1998, il est connu pour ses installations participatives.
L’œuvre : Elle traite de la démographie et de la dénatalité au Japon. À l’entrée, 208 poupées (pesant 5 kilos chacune et portant des lunettes de soleil pour l’anonymat) sont proposées aux visiteurs, qui doivent s’en occuper durant toute leur visite.
Le pavillon traverse des espaces de biberonnerie, des salles pour changer les couches, et met à disposition des poussettes.
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Pavillon de la France
Yto Barrada est une artiste franco-marocaine née en 1971 à Paris, vivant entre New York et Tanger. Elle est notamment spécialiste des teintures textiles.
L’œuvre : Elle s’inspire du tableau Saturne dévorant un de ses fils de Goya, en faisant un parallèle avec la technique du « velours dévoré ». Dans la mythologie, Saturne avait dévoré six de ses enfants, mais sa femme réussit à cacher le dernier, Zeus, en lui substituant un rocher. Zeus fut ensuite nourri par la nymphe Amalthée, déguisée en chèvre.
Le péristyle du bâtiment est orné de cerfs-volants en cuir de chèvre blanc.
Dans l’entrée, de nobles draps de laine d’Aubusson sont drapés comme des rideaux, et une grosse pierre (qui rappelle Zeus) et placée dans un angle des volumes empruntés à la gravure Melencolia de Dürer, en écho au « saturnisme »).
Les salles suivantes proposent des jeux de langage, des glissements phonétiques et des variations de couleurs sur du velours et du cuir, renvoyant aux théories des couleurs du XXe siècle.

Yto Barrada For a New Color Theory, 120 × 100 cm assemblage de laine, de soie et de cotons
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Une œuvre très chargée de significations et de références, mais parfois peu accessible au grand public.
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Pavillon de l’Autriche
Florentina Holzinger performeuse née en 1986.
L’œuvre (« Feu du Phénix » / Sancta) : Une performance choc qui ne laisse personne indifférent.
À chaque heure, une grosse cloche suspendue résonne, attirant la foule. Le battant de cette cloche est remplacé par le corps nu d’une femme (l’artiste elle-même) qui fait résonner le bronze par ses mouvements.
Pavillon de l’Autriche. Biennale 2026
À l’intérieur, un grand caisson est rempli d’eau. De part et d’autre, deux toilettes publiques et une « dame pipi » invitent les spectateurs à les utiliser : l’urine récoltée est traitée par une station d’épuration située sous le caisson pour alimenter l’installation en eau.
Dans une autre salle aquatique, des sculptures en bronze doré représentant une descente de croix – exclusivement féminine – sont suspendues.
Des performeuses nues y grimpent pour se mêler aux statues.
Enfin, une performeuse nue pilote un jet-ski qui tourne en rond dans l’eau, illustrant la tentative absurde de l’homme de dominer la nature.
L’artiste s’inscrit dans la lignée de l’Actionnisme viennois des années 70/80 (Hermann Nitsch, Günter Brus) qui utilisaient les fluides corporels pour briser les tabous d’une Autriche muselée par l’Église et l’État. Ici, elle provoque sans le pathos de l’époque, pour dénoncer la remontée de l’extrême droite. L’ensemble mêle les concepts de pureté et de pollution, tout en faisant écho à Venise (la montée des eaux, la gestion des déchets et le tourisme de masse). Une dystopie aquatique à la fois subversive, poétique et féministe.
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Pavillon du Brésil
Adriana Varejao, née en 64 et Rosana Paulino, née en 67. Conmigo nadie puede (« Personne ne peut me dominer »), qui est aussi le nom d’une plante brésilienne symbole de résilience placée devant les maisons.
Adriana Varejão présente des peintures adaptées à l’architecture du bâtiment évoquant la tradition des azulejos.

Adriana Varejão Still Life amid Ruins (Nature morte au milieu des ruines) 2026 peinture à l’huile et plâtre texturé

Adriana Varejão Still Life amid Ruins (2026) Plâtre texturé et polyuréthane
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Cette superposition simule tour à tour le stuc, le béton, la céramique et la chair humaine
Adriana Varejao, Artist. La Biennale di Venezia, May 2026
Rosana Paulino (artiste et enseignante) a réalisé des sculptures de « femmes-insectes » sortant de nids de faïence émaillée, se tortillant pour s’extraire de leur cocon, comme une invitation faite aux femmes à oser se libérer.
Bogna Burska, née en 74, et Daniel Kotowski, né en 93, artiste malentendant. L’œuvre (« Liquid Tongues ») : Daniel Kotowski, artiste malentendant, collabore avec le collectif Liquid Tongues (composé d’artistes entendants et sourds). Ensemble, ils interprètent la langue des signes et le chant des baleines à travers une chorégraphie inspirée par les bancs de poissons.
Le concept : Les séquences audio et vidéo ont été tournées sous l’eau – un environnement où les sourds peuvent communiquer librement alors que les personnes entendantes produisent des sons déformés. Le projet s’inspire des enregistrements légendaires du chant des baleines révélés par Roger Payne en 1970.
Pavillon de l’Argentine
Matias Duville, né en 74 à Buenos Aires.
L’œuvre (« Monitor Yin Yang ») : Une installation sur une grande surface de sol recouverte de sel et de fusain. Ses médiums en noir et blanc sont surtout les résidus symboliques de la mer et des forêts. L’œuvre mêle le temps humain et le temps géologique pour signifier que le futur tant redouté (la crise écologique) est déjà là, tout en montrant qu’on peut trouver de la beauté au cœur de la tragédie.

Matias Duville Espíritu guardián (Esprit gardien) 2008, 244 × 366 cm fusain sur de la soie de verre
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Matias Duville Garimpo (L’Orpaillage ou La Mine clandestine) 2009, 250 × 150 cm fusain sur de la soie de verre
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Pavillon de l’Inde : (5 artistes sur le thème de « Chez soi »)
Cinq artistes : Sumakshi Singh, Alwar Balasubramaniam, Ranjani Shettar,Skarma Sonam Tashi, Asim Waqif
Sumakshi Singh née en Inde en 1980. Elle reconstitue grandeur nature, à l’aide de filets et de broderies, une maison familiale démolie à New Delhi.
Ranjani Shettar née en 1977 à Bengalore. Elle installe de grandes fleurs suspendues en papier, fabriquées lentement à la main.
Tsering Sonam Tashi né en 1997 au Ladakh. Il reconstitue l’architecture du Ladakh en papier mâché (qui imite l’architecture traditionnelle en terre crue).
Asim Waqif né en 1978 en Inde. Il installe des structures en bambou inspirées par les nombreux échafaudages des villes indiennes…
Voir d’autres oeuvres de Asim Waqif
Le pavillon du Maroc
Il met à l’honneur Amina Agueznay, née en 1963 à Casablanca. L’artiste a collaboré avec des tisserands et des brodeurs pour créer une véritable seconde peau dans l’espace. Malgré la grande diversité des techniques et des motifs, l’unité visuelle provient de l’usage exclusif de bandes verticales de textiles écrues et de couleurs chaudes. Au centre se trouve, symboliquement, le seuil.

Amina Agueznay Asǝṭṭa laine filée et teinte naturellement, de coton, de raphia, de métal et d’éléments de passementerie
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Une installation immersive monumentale s’étendant sur plus de 300 m².

Amina Agueznay Asǝṭṭa laine filée et teinte naturellement, de coton, de raphia, de métal et d’éléments de passementerie
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Amina Agueznay Asǝṭṭa laine filée et teinte naturellement, de coton, de raphia, de métal et d’éléments de passementerie
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Voir d’autres oeuvres de Amina Agueznay Asǝṭṭa
Le pavillon de l’Italie
Chiara Camoni, née en 1974. L’artiste, qui expose également en ce moment à Aix-en-Provence à la chapelle des Andrettes, propose l’installation Con te con tutto. Elle y rassemble tout un groupe de figures féminines réalisées à l’aide de terres argileuses cuites, de végétaux terrestres et marins, et de matériaux recyclés. Mesurant toutes plus de deux mètres de haut, ces silhouettes hiératiques et élégantes dégagent une solennité antique, évoquant une forêt protectrice. Elles se tournent toutes vers l’entrée du pavillon.
Avec une fleur en céramique qui symbolise un calice rouge.
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Conclusion
Dans le pavillon central des Giardini, une monumentale installation de María Magdalena Campos-Pons, née en 1959 à Cuba, s’intitule Anatomy of the Magnolia Tree for Koyo Kouoh and Toni Morrison. Dédiés à Koyo Kouoh et Toni Morrison, huit panneaux verticaux arborent leurs portraits. À gauche figure Koyo Kouoh, première femme africaine commissaire d’une exposition majeure à la Biennale. À droite apparaît Toni Morrison, première femme afro-américaine à avoir reçu le prix Nobel de littérature. Cette œuvre est complétée par sept sculptures de résine et de verre représentant des fleurs de magnolia, emblématiques du Sud des États-Unis.
Dans cette Biennale 2026, je vous ai présenté 34 femmes artistes et 26 hommes, signe que les temps, heureusement, ont changé et que les femmes ne sont plus écartées des institutions artistiques. On remarque aussi que cette génération d’artistes issus de la diaspora africaine, même en vivant à Londres, à Amsterdam, Paris ou Los Angeles, continue d’évoquer un passé douloureux qu’elle n’a pas connu personnellement.
Enfin, il est vrai que cette biennale foisonnante manquait sans doute de cohérence, mais elle nous a permis de découvrir des artistes reconnus dans l’Hémisphère Sud mais encore trop peu identifiés chez nous. Les pays occidentaux ne sont plus les seuls à offrir une visibilité aux jeunes talents. .
Notre semaine à Venise nous a également permis d’apprécier les deux expositions des sites de la Collection François Pinault. Au Palazzo Grassi, nous avons pu voir Michael Armitage, sans doute l’un des meilleurs peintres africains actuels. À la Punta della Dogana, l’exposition de Lorna Simpson s’est révélée être une très belle découverte. Le tout sans oublier l’exposition ukrainienne dans le « Off » de la Biennale, ainsi que les chefs-d’œuvre du Tintoret à la Scuola Grande di San Rocco
Dans le off nous avons particulièrement remarqué :
Exposition ukrainienne « Still Joy »
Pavlo Kovach, né en Ukraine en 1959.
Lorsque l’on s’approche, on s’aperçoit que ce sont des feuilles de laurier qui sont fixées sur les murs avec une épingle. Ces feuilles ont été trempées pour moitié dans une solution de cuivre.
En s’approchant, on voit que dans la partie en cuivre, il y avait un numéro gravé. C’est le numéro de matricule d’un soldat ukrainien tué durant la guerre.
Une installation minimaliste extrêmement forte, délicate et émouvante.



















































