Cours du 11 juin 2018

L’histoire de l’art

Récapitulatif de l’histoire de l’art sous l’angle de : « Si cet art a si souvent changé de définition, en fait a qui s’adresse-t-il selon les époques ? »

De la plus haute antiquité au Moyen Age

Les images s’adressaient aux Dieux.


La Vénus de Willendorf (- 29.000 ans) 11 cm – Musée d’histoire naturelle de Vienne
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La Vénus de Willendorf est une statuette en calcaire du Paléolithique supérieur, Gravettien. Elle est le symbole de la fertilité.


La Vénus de Milo (vers 130-100 av. J.-C.) 202 cm – Musée du Louvre Paris
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La Vénus de Milo, célèbre statue grecque de la fin de l’époque hellénistique (vers 130-100 av. J.-C.) qui représente la déesse Aphrodite (Vénus dans la mythologie romaine).
Voir également Poséidon, Athéna

L’avènement du christianisme s’est accompagné d’un changement d’état d’esprit qui a influencé les styles de peinture.

En Occident médiéval, l’art est un élément de l’édifice des croyances, des rites, des codes moraux et sociaux.

Dans le monde byzantin



Christ Pantocrator
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Le Christ Pantocrator : mosaïque byzantine du XIIIe siècle se trouvant dans la basilique Sainte-Sophie à Constantinople.

Voir également à Ravenne, l’empereur Justinien et l’évêque Maximien de Ravenne entourés de clercs et de soldats. Mosaïque qui s’adresse aux fidèles mais avec un caractère religieux.

Tant que cet art s’adressait à Dieu, il était lié au divin et extrêmement codé.

– Vierge couverte, vêtue de son manteau bleu.
– Les anges disposés de façon géométrique de part et d’autre.
– Le fond d’or qui désigne le divin.

Il y a eu ensuite un début d’assouplissement, par rapport à cette raideur au niveau de l’art roman on représente des figures moins rigides.



Enluminure l’annonciation (1430)
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L’ange Gabriel s’adresse à la Vierge par le biais d’un phylactère sur lequel est écrit la phrase de l’évangile qui annonce à Marie son enfantement.
Espace mystique, le texte est suivi à la lettre, l’artiste donne une certaine souplesse à la position de la Vierge.

C’est à la période gothique que vont s’effectuer les plus grands changements avec la découverte de la perspective.


Le point de vue de Daniel Arasse

Fra Angelico, veut adopter la perspective. C’est à l’époque un paradoxe de traiter le fait religieux en adoptant quelque chose de l’humain.



Fra Angelico – L’annonciation (1430) Couvent de San Marco de Florence
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La solution qu’il trouve est de supprimer les phylactères et de le remplacer par la base du point de fuite qui est situé dans la petite fenêtre. Il organise la perspective rationnelle. La fenêtre suggère l’idée du lointain, et en même temps elle est entre le regard de Gabriel et celui de Marie.
Début de conceptualisation très forte.

Autre annonciation, dans le couloir du couvent de San Marco de Florence, dans laquelle le point de fuite se situe sur le mur du fond entre les regards de Gabriel et de la Vierge.

La perspective qui est centrée sur l’homme, sur le regard de l’homme sur le monde, s’accommode tant bien que mal des sujets mystiques.

A partir de la Renaissance et jusqu’au XVIIéme siècle, l’art va s’adresser à l’Homme (le genre humain).

Epoque de l’humanisme et idée que tout s’organise à partir de l’homme, qui va peser et organiser le réel.

Giotto est très préocuppé des émotions humaines.



Giotto – Crucifixion (1303-1306) Fresque 200 x 185 cm Eglise de l’Arena à Padoue
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Giotto – Déposition (1305) Fresque 200 x 185 cm Chapelle des Scrovegni à Padoue
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Tous les personnages ont des expressions différentes qui montrent leur souffrance à la mort du Christ. On est dans le monde des émotions humaines.

Léonard de Vinci est le premier à représenter différemment le dernier repas du Christ.



Léonard de Vinci – La Cène (1495-1498) 460 × 880 cm Église Santa Maria delle Grazie de Milan
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Léonard de Vinci montre dans la Céne, pour la première fois, l’agitation des apôtres après l’annonce du Christ qu’il va être trahi par l’un d’eux. Il supprime le hiératisme qui existait jusqu’à présent. Les apôtres deviennent humains.

On retrouve ceci chez les peintres hollandais.

Van der Weyden



Van der Weyden – Descente de croix (1435)
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La Vierge effondrée au sol, en contradiction avec les écritures, mais qui devient ainsi humaine.

Le Tintoret



Le Tintoret – Crucifixion (1575) 536 × 1 224 cm Scuola Grande di San Rocco Venise
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Le Tintoret la crucifixion, tableau gigantesque. Au pied de la croix Marie, évanouie, est soutenue par des femmes. L’effondrement de Marie, n’est pas conforme au texte sacré. Le peintre veut le rendre plus humaine.
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Voir également Sartre et la peinture à propos du Tintoret.

Les thèmes religieux sont traités comme des thèmes d’émotion.

Le Retable d’Issenheim avec un très grand réalisme rapproche la souffrance des spectateurs afin de la faire mieux partager.

Le Caravage
Lorsque Le Caravage fait sa révolution



Le Caravage – L’incrédulité de saint Thomas (1601–1602) huile sur toile 107 × 146 cm Palais de Sanssouci de Potsdam
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Personnages issus du peuple, très humains.

Rubens



Rubens – Descente de croix (1612–1614)
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Voir le personnage tenant le linceul dans sa bouche, tous les détails sont très réalistes.

Vélasquez dans les Ménines montre la vraie vie et les personnages qui l’on entouré.

Du XVIII ème siècle au XIX ème siècle, les peintres peignent pour le salon

Création de l’académie française et de l’académie des beaux arts qui détermine des règles très strictes auxquelles doivent se conformer les artistes. Création d’une hiérarchie dans les peintures : peinture d’histoire, art du portrait, scènes de genre et paysages, et enfin la nature morte. Pour pouvoir exposer au salon les artistes devaient respecter ces règles.

Voir La peinture académique (musée d’Orsay)

Chardin



Chardin – La blanchisseuse (1730), huile sur toile, 37 × 42.5 cm, Nationalmuseum, Stockholm
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Scène de genre Chardin la blanchisseuse. Voir un commentaire

Ingres



Ingres – Jupiter et Thétis (1811) 327 x 260 cm Musée Granet Aix en Provence
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Jupiter et Thétis très kitsch. Référence à l’antique, trompe l’œil du bas relief.
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Œdipe explique l’énigme du sphinx peinture pour le salon. Œdipe est nu parce que les sculptures grecques étaient nues.



Eugène Delacroix – Mort de Sardanapale (1827) 392 x 496 cm Musée du Louvre
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Delacroix mort de Sardanapale. Romantique coté tragique.
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Tableau académique, La naissance de Vénus de Cabanel a un côté très kitsch aujourd’hui.



Géricault – Le radeau de la Méduse (1818 – 1819) 491 × 716 cm Musée du Louvre
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Ce tableau constitue une exception, Géricault ne se préoccupe pas des normes académiques, il sait que le public, grâce à la presse, est sensible à ce fait divers et que son tableau sera regardé.
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De Courbet aux impressionnistes l’art pour les hommes la mission de l’art change



Gustave Courbet – L’enterrement à Ornans (1849 – 1850) 315 x 660 cm Musée d’Orsay
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Courbet expose la France profonde dans son enterrement à Ornans.

Le public parisien va être choqué. Il va gagner son pari et faire pénétrer la France rurale chez le public.

Voir un commentaire (musée d’Orsay)

Voir Gustave Courbet (A. Ghenassia)

Dans wagon de 3 ème classe. Daumier montre le peuple misérable.

Voir L’art moderne en France entre 1850 et 1920 (A. Ghenassia)

Edouard Manet



Edouard Manet – Le déjeuner sur l’herbe (1863) Huile sur toile 207 × 2651 cm Musée d’Orsay
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Déjeuner sur l’herbe il peint des nus car les statues grecques représentaient des nus, mais il les peint comme de véritables jeunes gens de son temps.
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Voir Edouard Manet (A. Ghenassia)



Edgar Degas – Les repasseuses (1884) Huile sur toile 76 x 81 cm Musée d’Orsay
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Edgar Degas – Les repasseuses (1884), voir un commentaire.

E. Degas représente également les coulisses de la danse et la fatigue des danseuses.

Voir Edgar Degas (A. Ghenassia)



Auguste Renoir – Bal au moulin de la galette (1894) huile sur toile 131 x 175 cm Musée d’Orsay
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Renoir bal au moulin de la galette. Les thèmes traitent de la vraie vie des gens.

Voir Pierre Auguste Renoir (A. Ghenassia)

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1 comment to Cours du 11 juin 2018

  • Pierre

    Merci à Agnès pour cette initiation à l’art contemporain pas toujours très facile d’accès.
    Merci également à l’auteur du blog, sans doute aussi un gros travail.