Cours du 11 décembre 2017


Takashi Murakami – Me and Mr Dob, (2009) lithographie offset 50 x 50 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Tableau me and Mr Dob. Fond de marguerites.
– Voir également Tokyo Tower (Boutique Perrotin)


Takashi Murakami – Self Portrait of the Distressed Artist, (2009), (2009) lithographie offset 72 x 72 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Self Portrait of the Distressed Artist, (2009) – Autoportrait de l’artiste en détresse.
Il a également des préoccupations écologistes.


Takashi Murakami – Planet of Ecology: The Earth (2008-2009) Acrylique et feuille d’or sur toile montée sur cadre en aluminium
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Dans un autre espace de cette exposition se trouvait également une toile (16 panneaux, 3 m de haut, 24 m de long) : The emergence of god at the reversal of fate (L’émergence de dieu au renversement de l’évanouissement). Un fondu d’estampes japonaises et de coulures abstraites à la manière de Richter et Polke, le tout orné de fleurs,

A travers cette fresque on peut distinguer :
Lion souriant posé sur un pont de crânes.
Dob ballotté sur sa vague.
Schennong ancien empereur chinois.
Amalgame entre savoir faire japonaise= et européen de sa génération.

En 2010 après Jeff Koons en 2008 et Xavier Veilhan en 2009,Takashi Murakami est invité au château de Versailles.


Takashi Murakami à Versailles (2010)

Il dit de Versailles : « Je me suis renseigne suffisamment pour comprendre que Versailles, comme Louis XIV, ce n’était pas un carmel. » Voir d’autres citations de Murakami à propos de Versailles.
Voir les principales œuvres exposées.
Ovale Bouddha. Bouddha de 5.66 m de haut avec deux visages (un sur chaque face), côté jardins avec les yeux clos, il sort ses dents coté château. Une version en argent est à l’intérieur. C’est un autoportrait de l’artiste.
– Galerie des glaces flower matango, bouquet rond composé de fleurs.
Voir un commentaire de Murakami sur Versailles.

Opposition du collectif Versailles mon amour.

Hommage à Yves Klein galerie Perrotin (2011 – 2012)
Il dit : « Je me suis intéressé à lui quand j’ai appris qu’il s’était rendu à Tokyo pour pratiquer le judo et s’imprégner de la culture japonaise. Sur place, il a visité Hiroshima, vu les dégâts causés par la bombe atomique, les ruines. Et je pense que ce voyage a eu des répercussions sur son art. La couleur et comme le bouddhisme zen au Japon, un outil qui peut instantanément guider chacun vers un monde extérieur à soi, qui nous échappe« . L’exposition est basée sur la couleur. Voir d’autres œuvres.

En 2012 Il réalise les 500 Arhats.


Takashi Murakami – Les 500 Arhats détail (2012) Acrylique sur toile montée sur carton 302 x 10000 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

C’est une œuvre monumentale de 100 mètres de long appelée «500 Arhats», c’est la réponse de Takashi Murakami au tremblement de terre et à l’accident nucléaire de Fukushima. Les arhats sont des personnages de la mythologie bouddhiste qui consolent les humains. Certains rient pour surmonter la catastrophe.


Takashi Murakami – Les 500 Arhats au Mori Art Museum de Yokohama

Les fresque de 100 m de long, représente les 500 disciples de Bouddha. Il a peint les 500 Arhatsqui soignent les maux physiques et psychologiques.

Grands et petits personnages. « Les grands personnages disent qu’il ne faut pas craindre la mort, elle est démocratique et elle touche tout le monde. Les petits eux, ont des expressions moqueuses sur leurs visages, ils rigolent, quand aux monstres, ils représentent les forces de la nature« . (Takashi Murakami)
Éléphant monstrueux.
Pieuvre
Monstre. Démon bleu et rouge.
Voir vue à 360°.

Ce tableau a d’abord été montré dans sa totalité au Qatar en 2012, puis partiellement à Paris chez Perrotin, puis entièrement à Tokyo au Mori art museum en 2015 – 2016 (où il n’avait pas exposé depuis 14 ans dans sa ville natale).
A propos de sa méthode de travail avec ses assistants :
« Tout commence toujours avec une esquisse sur un papier de petit format que je transmets à un assistant chargé de la scanner. Puis à l’aide du logiciel Illustrator, on affine les lignes de cette esquisse. Toute cette phase est coordonnée par une dizaine d’assistants. Ensuite, on imprime et je redessine à partir de cette impression. Ce processus peut se reproduire une multitude de fois avant que le projet final ne soit transmis à l’équipe, composée d’une vingtaine d’assistants, qui s’occupe exclusivement de la peinture et de la couleur« . (Takashi Murakami) Il est très présent dans le processus de création de ses œuvres.

Explorer la peinture (cliquez sur le tableau).

En 2014 il présente l’exposition In the Land of the Dead, Stepping on the Tail of a Rainbow à la galerie Gagosian à New York …. Il met en image ses réflexions sur le bouddhisme et le shintoïsme en s’interrogeant sur la manière dont au fil des siècles, l’art japonais a représenté les grandes catastrophes, et sur le rôle qu’a joué la foi dans ces situations.


Takashi Murakami – In the Land of the Dead, Stepping on the Tail of a Rainbow, (2014), peinture à l’huile, acrylique sur toile, 100,3 x 100 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Figures monstrueuses qui évoquent les forces de la nature et des personnages de la mort avec une mise en abîme des trames à l’intérieur d’un crâne noir.
L’exposition s’accompagnait d’une reconstitution d’un temple bouddhiste zen. Les gens en entrant dans l’exposition traversaient le temple et voyaient l’image de la mort.


Takashi Murakami – In the Land of the Dead, Stepping on the Tail of a Rainbow, (2014), peinture à l’huile, acrylique sur toile, 100,3 x 100 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Démons bleu et rouge avec trois figures de Ensō en arrière plan.

Cette exposition In the Land of the Dead, Stepping on the Tail of a Rainbow – Au pays des morts, marcher sur la queue d’un arc-en-ciel. (2014) a été rejouée chez Perrotin à Paris en 2014.

Voir un détail Ensō (on retrouve les points de Lichenstein.

Lors du vernissage, Takashi Murakami s’est habillé en personnage de sage.

Dragon in cloud à Rome 2014. Peintures de Dragon. Il a réinterprèté les dragons.
vernissage

En 2016 à la galerie Perrotin, il présente Learning the magic of paintning, ainsi qu’un hommage à F. Bacon.


Takashi Murakami – Hommage à F. Bacon, (2014) peinture à l’huile, acrylique sur toile, 100,3 x 100 cm
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

« Bacon je l’ai découvert quand je me suis mis à étudier de près les artistes qui ne se contentent pas de colorier leur toile, mais qui tentent d’y fixer ce qu’ils ressentent. Ce qui me passionne c’est ce processus de découpage, qui structure ses compositions et dont je cherche à m’approcher« . (Takashi Murakami)
– Voir également. Triptyque découpage de l’espace, voir son triptyque
– Voir également Hommage à Georges Dyer.
Voir un commentaire.


Takashi Murakami – Ensö ensö (2016)
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Enzo ensö crane grave dans la feuille d’or cercle tracé à la bombe aérosol.

Voir interview de Takashi Murakami

La spiritualité et le bouddhisme émergent comme des thèmes majeurs dans vos œuvres après la catastrophe de Fukushima en mars 2011. Comment expliquez-vous cette évolution ?
« Durant une partie de ma vie, soit des années 70 aux années 2000, tout a été assez tranquille et pacifique au Japon. Jamais, semblait-il, le pays n’aurait pu s’engager dans une guerre, par exemple. C’est la raison pour laquelle les créateurs, les romanciers, les réalisateurs, les scénaristes, les dessinateurs et plus globalement les artistes ont essayé de comprendre et faire sens de la blessure, du trou noir qui continue d’habiter le cœur des Japonais. C’est une tâche très complexe. L’écrivain Haruki Murakami constitue un excellent exemple. Dans son univers, tout semble paisible. Mais soudain, un culte religieux émerge et annonce une catastrophe. Pour survivre, il faut rejoindre le culte! Cette injonction peut sembler stupide, mais ce qu’évoque Murakami, c’est la peur qui s’immisce, qui envahit nos vies. La tâche de l’écrivain et plus généralement de tout artiste consiste à comprendre le processus qui nourrit cette peur. » (Takashi Murakami)
10 choses à savoir sur Takashi Murakami.

L’oeuvre de Murakami est plus riche qu’il n’y paraît à première vue. Par delà l’apparente naïveté d’une partie des ses œuvres, apparaissent de nombreux questionnements :
– La critique des otakus, les fans de mangas, qui ne retiennent que le vide de la superficialité. Critique tantôt ludique tantôt complaisante, comme celle de Warhol, avec les produits du commerce. On se demande s’il en fait parti où s’il se situe à une distance critique et il laisse planer le doute. C’est tantôt méchant tantôt caricatural.
– Il y a dans son travail la fusion possible entre la haute culture et la basse culture, (la même que l’on trouvait chez Jeff Koons) et on voit bien que chez de nombreux artistes, cette question est d’actualité.
– Il y a également la juxtaposition de l’iconographie religieuse et de l’esthétique traditionnelle japonaise avec l’esthétique issue du pop art. Le mélange entre l’idée de jeunesse et d’enfance et la représentation de la mort et de la destruction. La construction permanente de pont entre l’est et l’ouest, le passé et le présent, la vie et la mort. Ce recyclage culturel est intéressant dans la deuxième partie de son travail.

Pages: 1 2 3

Comments are closed.