Cours du 11 décembre 2017


Takashi Murakami – My Lonesome Cowboy (1998) fibre de verre 50 x 50 cm
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Le cow-boy se sert de son sperme comme d’un lasso. Sculpture vendue aux enchères chez Christie’s à plus de 15 millions de dollars.

Son travail vise de façon caricaturale ce qu’on appelle la culture Otaku, sous culture japonaise des mangas, et des jeux vidéo, dans laquelle la sexualité est très présente, et où elle est traitée très souvent de façon grotesque. Pour Murakani, cette culture est symptomatique d’une société déboussolée, qui masque son vide existentiel par un bonheur artificiel et consumériste qu’elle trouve dans le virtuel.

Voir Manga sexe et Otaku, l’art de Takashi Murakami.


Takashi Murakami – Kaikai et kiki (2000) peinture à l’huile, acrylique, résines synthetiques, fibre de verre, fer 1900 x 960 x 460 mm
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Ces deux œuvres en fibre de verre colorée sont les personnages centraux de son univers. Kaikai, est tout de blanc vêtu avec de grandes oreilles. Kiki, casaque rose, est reconnaissable à ses trois yeux. Mais Kaikai Kiki, est aussi le nom de l’atelier de production de Murakami. Il signifie bizarre mais charmant, délicieux mais audacieux. Ils sont posés sur des boules de fleurs, il semblent hilards, mais ils brandissent des lances avec des têtes de mort.


Présentation de Kaikai et kiki par Takashi Murakami

La studio de Murakami produit des personnages de film d’animation, des jouets gonflables.
Il crée la Kaikai kiki corporation entreprise pour vendre ses œuvres ainsi que celles d’autres artistes.

Visite de la factory de Takisha Murakami.

Voir l’exposition KaiKai Kiki de 2001 à la galerie Perrotin.


Takashi Murakami – « Dokuro Black », (2001), peinture à l’huile, acrylique sur toile, 100,3 x 100 cm
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Il évoque Hiroshima, avec des têtes de mort. C’est le traumatisme de Hiroshima qui a généré, par contre coup, cette société infantilisée qui refuse de vieillir et de s’ouvrir au monde réel.

En 2002, il expose à la fondation Cartier. Il présente de grandes peintures, d’un monde tragique et instable dangereux et prêt à exploser.


Takashi Murakami – Tan tango Viking a.k.a. Gero Tan, (2002), peinture à l’huile, acrylique sur toile, 360 × 720.1 × 6.4 cm
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Tan tango Viking aka Gero Tan esthétique du superflat (super plat) qui se réfère à diverses formes aplaties de l’art graphique japonais ainsi qu’à la superficialité de la culture consumériste japonaise. Le Superflat combine l’esthétique du pop art avec le kitsch de la culture kawaii, et rappelle constamment les dessins animés, les estampes et les mangas. Selon Murakami, «ce qui importe dans l’art japonais est la sensation de plat. Notre culture n’a pas de 3D». L’espace est plat. Il a élargi cette notion à ce que, dans la sous culture Otaku, tout se vaut, il n’y a pas de distinction entre le grand art et l’art populaire, entre l’art et le commerce, tout est plat donc superficiel.
Il a fait connaître ce point de vue en occident à travers trois exposition collective, qui ont commencé à Los Angeles 2001 et qui se sont achevées en 2005 à New York.


Takashi Murakami – Kawaii ! vacances d’été (2002), acrylique sur toile marouflée sur panneau, 300 × 900 x 7 cm
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kawaii (2002) paysage souriant, naïf avec des fleurs. Il réalise également des tapis floraux.

Voir autres peintures kawaii.

Les affiches de la dernière exposition à New York en 2005 portaient le titre de little boy. Le titre du projet, little boy, fait référence au nom de code de la bombe atomique larguée sur Hiroshima en 1945. Affiche ambiguë entre le kawaii et le lien avec la guerre. Cette exposition avait pour objectif de sensibiliser les américains à la compréhension de la société nippone obsédée par la jeunesse et par la mort et dans laquelle, les adolescents vivent reclus dans un univers virtuel. L’exposition était sponsorisée par microsoft.
Voir article du NY times (anglais)


Takashi Murakami – Supernova, (1999), acrylique sur toile, 300 × 1050 cm
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Supernova, (1999) le motif principal et répété à l’infini est le champignon, décliné sous diverses formes. Cette icône du champignon est inspirée de la sculpture My Lonesome Cowboy : un personnage qui tient son pénis dans la main : un pénis qui lui fait penser à un champignon avec son côté kawaii. Il fait aussi allusion à l’artiste-illustrateur très populaire au début du xxe siècle, Yumeji Takehisa (ère Taishô 1912-1926) après s’être inspiré de ses illustrations aux motifs de champignons qui lui paraissent érotiques, mignons et liés à l’univers fantastique des contes de fées. Les champignons sont également la métaphore de la catastrophe atomique d’Hiroshima.

Il connait Jeff Koons et comme lui, Murakami efface la frontière entre les arts populaires et l’art tout court, avec le désir affirmé et très commercial de s’adresser à un très large public.

Plusieurs de ses figurines deviennent des héros de ses films d’animation, tantôt dans le monde de l’enfance tantôt dans celui de la science fiction.


Takashi Murakami – Inochi, (1999), acrylique sur toile, 300 × 1050 cm
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Inochi, personnage mi chaire mi squelette. C’est un personnage phare de l’univers de Takashi Murakami. Mi enfant, mi robot, il a pour habitude de s’interroger sur la nature humaine et se pose des questions telles que : “Quelle sera la beauté humaine dans le futur ?”. Il peut aussi être habillé.

Il a noué de nombreuses collaborations avec des marques de luxe :
En 2002 il obtient un contrat avec Vuitton sur la production de produits qui brouillent les frontières entre l’art et le commerce. Il relooké le logo. Il réalise des clips de pub.


Clip de pub pour Vuitton

Il a le droit de vendre des produits Vuitton dans ses expos.

Il participe à plusieurs campagnes publicitaires :

– Collaboration avec le rapper Kanye West pour son album graduation en 2007.
– Collaboration avec Google
– Collaboration avec Pharelle Williams
– Collaboration avec les Bonbons Frisk.
– Collaboration avec le joueur de football Lionel Messi.
Il est devenu une marque qui fait vendre d’autres marques.

Un daruma est un sage qui aurait atteint l’illumination en restant assis dans une caverne durant 7 ans. Il est représenté traditionnellement sous la forme d’un moine moustachu et barbu, avec des yeux de grandes taille car d’après une légende, il était aveugle. C’est une icône à la foi religieuse et spirituelle au Japon.


Takashi Murakami – Daruma : In the heart’s eye, a universe, (2008) lithographie 69.98 x 82.98 cm
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Cadrage très rapproché, (style hanshinzou) qui permet au spectateur à se projeter dans l’intériorité du personnage.

Il s’est inspiré d’une oeuvre de Soga Shōhaku, artiste japonais du 18 ème siècle.

Voir également Daruma-When Robbed of Our Limbs, (2007).


Takashi Murakami – Warhol/silver, (2009) lithographie offset 71.12 x 71.12 cm
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En 2009 avec Warhol/silver il dispose les fleurs sur un cercle parfait, un cercle de méditation zen. Il va ensuite peindre des fleurs plus japonisantes, il fait un amalgame entre l’orient et l’occident. On retrouve les pointillés de Lichenstein.
Il dit qu’il a été inspiré pour les fleurs par les chrysanthèmes blancs de Ogata Kôrin au XVIIème siècle. .

En 2009, à la galerie Perrotin il expose une série de d’autoportraits


Takashi Murakami – Pom and me, (2009) Aluminium et plastique 133 x 50 cm
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Il se représente avec son chien Pom.

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