Cours du 6 novembre 2017

– Les pieds Fabre a créé un atelier-abri composé de différents modèles de pensée qu’il a réalisés dans les années 90. L’abri-atelier (qui est un cube de ciment) est composé d’un espace d’entrée, d’un espace officiel et de l’atelier secret de l’artiste. Dans le premier espace, le couloir menant à l’espace officiel, Fabre présente 3 agneaux issus du plafond. Ces agneaux se réfèrent au baptême, à la purification spirituelle du Christ. Dans l’espace officiel, Fabre installe 7 bains d’étain peints avec de l’encre BIC bleue et deux «jambes de cerveau» qui descendent du plafond.
– Le cœur Fabre crée une installation poétique, utilisant 3 000 os humains et 10 crânes en verre de Murano pour créer deux autels face à face. Certains des crânes et des os sont peints avec de l’encre à bille bleue BIC, ce qui fait référence aux bains de l’abri-atelier.

A Venise en 2011 il présente une Pieta dans l’église de Santa Maria de la Misericordia. Il faut se déchausser avant d’entrer, puis on se trouve devant 5 sculptures de marbre représentant un cerveau surmontées d’un arbre de vie, d’une croix… (La vie naît à partir du cerveau). Au fond on découvre une Pieta sur le modèle de celle de Michel Ange. Vie mort résurrection.


Jan Fabre – Pieta (2011) Venise
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La vierge a une tête de squelette, et Jésus a le visage de Jan Fabre avec un papillon posé sur lui et un petit crâne dans la main. Finesse du marbre qui devient translucide. Gisant avec papillons. Évoque la vie la mort et la résurrection.
Voir un commentaire.

L’année suivant chez Templon, il a présenté une série de petites sculptures en marbre de Carrare très finement travaillées (utilisation d’imprimantes 3D).

Le corps, l’urine, les larmes
Le corps, c’est aussi l’urine et les larmes. Il dit : « Nos sociétés refusent d’envisager le corps pour ce qu’il est. Nous pissons tous. Nous transpirons tous. Nous avons tous des odeurs. Pourquoi le nier ? Je trouve qu’il y a une beauté dans l’acte même d’uriner. Le symbole national de la Belgique n’est-il pas un gamin en train de pisser ?« .

Au festival d’Avignon en 2005 il présente l’histoire des larmes (extrait vidéo de 4′). Tous les fluides corporels sont très présents dans ce spectacle. Le personnage principal est un chevalier du désespoir que Dieu ne parvient pas à contrôler et qui attend l’avènement des lumières.


Jan Fabre – Le Chevalier du désespoir

En 2005 les directeurs du festival d’Avignon (Hortense Archambault et Vincent Baudriller) l’ont désigné comme artiste associé au festival. Ce qui a engendré une polémique, voir l’article de Libération. Ses détracteurs pensent que l’on est train d’abandonner le théâtre de textes au profit du théâtre de l’image et à la danse.

Le corps la vie la mort

Au Louvre en 2008, il a mis en relation son travail avec des peintures. Des agneaux en bronze doré ont été présentés avec un petit chapeau de fête. Cet agneau est en face d’un autre qui est couché. Pour Jan Fabre, l’art redonne vie à quelque chose qui est mort. Le chapeau redonne la vie à l’agneau promis à la boucherie.

Dans une autre salle l’artiste s’est représenté à plat dos recouvert de punaises dorées.


Jan Fabre – Autoportrait (2008)
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L’artiste se représente comme un gisant.

L’installation la plus spectaculaire était : Autoportrait en plus grand ver du monde


Jan Fabre – Autoportrait en plus grand ver du monde (2008)
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Autoportrait en plus grand ver du monde (2008) est l’une des créations spécialement conçues pour la salle Rubens du Musée du Louvre. Cette installation impressionnante recouvre, par ces 470 tombes en granit disposées en vrac, l’ensemble du parquet. Ses dimensions 22×5,5x1m lui confèrent une assise massive et spectaculaire qui porte l’ensemble des peintures dédiées à Marie de Médicis. Le ver de terre en silicone met, bien évidemment, ce champ de pierres tombales en relief. Jan Fabre a aussi utilisé des poils, de l’or, de l’herbe en plastique, du bois et de l’acier. Certaines pierres tombales portent le nom et les dates d’un artiste, d’un écrivain ou d’un philosophe illustre associés à des noms d’insectes. Ces blocs de granit se retrouvent aux pieds des 24 toiles qui représentent Marie de Médicis comme une déesse puissante. En opposition à ces représentations divines, il a décidé de se représenter comme un ver de terre avec son visage vieilli.
Idée d’associer la vie et la mort.

Voir les œuvres présentées au Louvre.

Autoportrait en 2013 en bronze, >Chapters et Chalcosoma avec des cornes. Il a réalisé 18 sculptures.

Il a également réalisé des sculptures de grandes dimensions en bronze doré :


Jan Fabre – L’homme qui mesure des nuages (1998)
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L’homme qui mesure des nuages (1998)

L’homme qui donne du feu



Jan Fabre – L’homme qui pleure et qui rit (2000)
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L’homme qui pleure et qui rit (2000)

L’homme qui écrit sur l’eau.



Jan Fabre – L’homme qui porte la croix (2000)
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L’homme qui porte la croix.

Parmi les polémiques, on peut relever celles-ci :

– En 2013 dans l’escalier de l’hôtel de ville de Bruxelles, il organise un lancer de chats. Il voulait en fait rendre hommage à Dali qui saute avec des chats. Voir la photo de Philippe Halsman Dali Atomicus.

– En 2017 au Musée de l’ermitage. Il présente le carnaval des chiens écrasés. Dans une première salle des chiens étaient pendus par des crochets dans une ambiance de fête, dans une seconde pièce il présentait des squelettes de chiens. polémique importante (Le Figaro). Il voulait dénoncer les gens qui abandonnent leur chien.

Spectacles les plus récents


Prepario mortis (2005) extraits

Prepario mortis 2005 4 solos pur une seule danseuse. Grande beauté des image

L’orgie de la tolerance présenté au théâtre de la ville à paris en 2010. à 35 20

– 2001 Prometeuslandschaffe Paris 190 danseurs idées du feu.

Mont Olympia 24 h la Villette 2016 1 37 30.


Jan Fabre s’expose à Venise (2017)

En 2001, il a réalisé un petit film, Excerpt of ‘The Problem’ avec Peter Sloterdijk et Dietmar Kamper. Lorsqu’ils ont réalisé ce film Dietmar Kamper savait qu’il allait mourir car il était très gravement malade.


Excerpt of ‘The Problem’ Hommage à Dietmar Kamper

Il n’accepte pas le mot violence, mais il revendique le mot fureur, qui dialogue en permanence avec l’histoire de l’art et avec ses grands thèmes, la mort, la résurrection, les amitiés, le sacrifice, l’argent, la folie, les batailles, le carnaval. Il est convaincu que notre société à force de brider nos instincts fabrique des individus névrosés.
Les gens qui l’aiment disent que c’est un génie qui nettoie notre regard avec sa force et son humour, ceux qui le détestent disent que c’est un prétentieux auto centré.


Jan Fabre à Florence en 2016

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