Cours du 24 avril 2017

La notion de post humain chez les femmes artistes.

Patricia Piccinini australienne, née à Freetown, Sierra Leone, en 1965.

Elle pose les questions suivantes : Qu’est-ce qui fait de nous des êtres humains ? Qu’est-ce qui nous rend humain ? Ou au contraire, inhumain ? Et par extension, qu’est-ce que l’humanité ? Comment interpréter cette notion ? Comment la comprendre ?

The young family – la jeune famille mi-truies mi-cochons très réaliste, (rappelle Ron Mueck), détails hyper réalistes très troublants.


Patricia Piccinini – The young family (2002-2003)
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Patricia Piccinini – Still Life with Stem Cells (2002)
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Still Life with Stem Cells (2002) – Nature morte aux cellules souches (2002). Une petite fille joue avec des formes en silicone. Ces formes en silicone ressemblent à celles que David Cronenberg a utilisé dans son film de science fiction eXistenZ en 1999. Patricia Piccinini a-t-elle influencé David Cronenberg ? Ou le contraire ?


Patricia Piccinini – Inséparables (2005)
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Inséparables 2005

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Patricia Piccinini – Big mother (2005)
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Big mother (2005). La mère est animal et pas l’enfant.
« C’est une scène mélancolique. La créature est faite pour nourrir, c’est une nourrice, mais c’est juste son travail. Elle est programmée pour aimer, mais elle n’aura jamais un enfant qui soit entièrement le sien. J’imagine parfois que l’infirmière envisage d’enlever sa charge, ce que je suis pourquoi elle est tellement anxieuse. C’est donc un bon exemple de ce que je fais. J’essaie d’aborder les questions éthiques, mais par l’émotion et l’empathie. Nous avons souvent tendance à aborder l’éthique comme quelque chose de pur et de stérile, surtout en ce qui concerne des questions de la biotechnologie. Je tente de créer des êtres mythiques qui reflètent des problèmes éthiques complexes de notre époque. »
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Voir également
Balasana (2009) Silicone, fibre de verre, cheveux humains, Wallaby à col roulé, vêtements, tapis 53 x 76.5 x 122 cm


Patricia Piccinini – Welcom guest (2011)
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Welcom guest Bienvenue l’invité 2011 un monstre enlace une fillette, la scène est contemplée par un paon, le tout sur un lit défait. La fillette est très confiante.

Les scènes paraissent très violentes mais il y a à chaque fois un échange affectueux, une connivence dans les regards, de l’affection, qui atténuent l’horreur de l’hybridation.


Patricia Piccinini – The carrier (2012) 2012 fibre de verre, silicone, cheveux humains, habillement 170 x 115 x 75 cm
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The carrier – le transporteur, couple improbable.

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Patricia Piccinini – Determined by relative motion (2012) silicone, lin 90 x 120 cm
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Determined by relative motion (2012) – Déterminé par un mouvement relatif. Peintures sortes de germination sur toile de lin brute.
Voir d’autres toiles.


Patricia Piccinini – Litière (2010) silicone, fibre de verre, acier, renard 16 × 46 × 41cm
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Litière 2010. Gestes d’affection le réconfort, liens de tendresse.


Patricia Piccinini – Teenage (2017) silicone, fibre de verre, cheveux humains, objets trouvés 137 x 25 x 75 cm
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Teen age metamorphosis (2017) avec le livre de Kafka la métamorphose, voir le résumé du livre.


Patricia Piccinini – Boot flower (2015) silicone, fibre de verre, cheveux humains, objets trouvés 137 x 25 x 75 cm
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Bount flower 2015 (Fleur de botte). Elle mêle tous les êtres vivants, animal, végétal, humain.

Elle humanise les objets.


Patricia Piccinini – Le nid (2006) Peinture émaillée sur fibre de verre, cuir, plastique, métal, caoutchouc, miroir, résine polymère synthétique transparente, verre 104,2 × 197,0 × 186,4 cm
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– Voir aussi Les cerfs.
– Voir d’autres objets.

Patricia Piccinini concrétise de façon hyper réaliste des fictions qui nous sont familières dans les mythes, dans les contes, dans la littérature et dans le cinéma de science fiction, mais qui sont nouveaux dans les arts plastiques. En même temps, en faisant cela elle souligne de façon très contemporaine les dangers des manipulations génétiques, comme le fait après elle Prune Nourry.

Voir le site de Patricia Piccinini

Lee Bul née en 1964 à Yongwol, en Corée, elle vit et travaille à Séoul. Elle a fait des études de sculpture à Séoul, où elle s’est appropriée toutes les théories modernistes occidentales.
Elle s’est insurgée contre l’absence de femmes et les conventions très machistes de la société coréenne, qui est également très conformiste.

Majestic Splendor installation minimaliste très géométrique


Lee Bul – Majestic Splendor (1997)
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Majestic Splendor – Majesté splendeur. Sachets et plastique contenant un poisson mort orné de perles et des fleur artificielles (clin d’œil à l’art minimal). Odeur de putréfaction, idée de la vie et la mort. Surgissement des affects des émotions. Opposition entre la nature et l’artifice. Les poissons morts sont ornés de pacotille pour dissimuler la réalité.
Elle a pour objectif d’interpeller, de déranger par rapport au monde de l’art.

Elle veut créer des perturbations dans l’espace public. Pour dénoncer le conformisme de la société. Elle se fabrique des costumes extravagants à base de mousse et de tissus cousus, pour se fabriquer un corps proliférant (avec des racines, des tentacules).


Lee Bul – Sorry for suffering (1990)
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Sorry for suffering – Désolé pour la souffrance (1990)

Mise en oeuvre pour elle du fantasme de devenir un autre en renonçant aux conventions sociales. Elle propose un corps féminin fantasmé qui s’oppose au corps représenté dans les publicités. De ce corps prolifèrent des racines et des branches.
Elle dit que « ce ne sont pas des performances féministes car il n’y a pas de revendication idéologique se sont des actions à dimension psychosociale qui posent la question de peut-on exister différemment ? Et comment peut-on être soi dans un contexte social extrêmement conventionnel ? »


Lee Bul – Amaryllis crisalis (2000) Panneaux en polyuréthane découpés à la main sur armature en aluminium, revêtement en polyuréthane 270 × 157 × 120 cm
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Prolifération munies de racines. Amaryllis crisalis supernova formes bio mécaniques

Commentaire sur sa première exposition en France à Dijon.


Lee Bul – Cyborg (1997)
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Dans la série cyborgs, sculptures hybrides en porcelaine qui évoquent les mangas japonais, Lee Bul fusionne des fragments de formes féminines avec des machines industrielles. Exposés en suspension, présence fantomatique inquiétante, ces cyborgs évoquent des prototypes post-humains mutilés et laissés à l’abandon. Les sculptures de cette série ont souvent été interprétées comme un discours féministe contre obsession de l’apparence.
Les Cyborgs sont des corps dont il manque des morceaux ils sont puissants et fragiles, ils prennent des poses inspirées de la sculpture classique.
En résine colorée impression qu’ils sont en train de se recharger.
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Lee Bul – Monster (1998-2011)
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Dans la série « Monster », elle mélange des engins futuristes avec des organismes vivant

Elle s’est inspirée des Mangas cyberpunk personnages féminins qui sont des victimes qui parviennent à dépasser leurs handicaps pour devenir super puissance.

Yukito Kishiro auteur de la série Gunnm. Il a créé le personnage de Gally, petite cyborg qu’un passionné de cybernétique découvre abandonnée dans une décharge. Il la remet en état en récupérant des pièces d’un soldat robot.
Dans le manga Cicatrice the Sirius de Shinichiro Takada l’héroïne est une cyborg qui devient un robot de combat à l’apparence humaine.
Lee Bul déclare : »Le post humain a toujours côtoyé d’humain comme une sorte de sosie. Il n’y a là rien de nouveau dans l’imaginaire.Toute fois nous vivons dans un monde sensé être technologique, rationnel, aussi notre destin est il constitué de fantasmes, et de cauchemars, d’accouplements bio mécaniques, de fusion entre la chaire et les polymères. »

Elle a constitué des personnages avec du fil et des perles de verre.


Lee Bul – Crush (2000) 267 x 57 x 59 cm
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Crush (2000) Corps immatériel constitué de petits morceaux de verre de miroirs et de perles.

Elle abandonne le corps et constitue des environnements immersifs pour les spectateurs évoquant une modernité inhumaine.


Via negativa (2014)


Lee Bul – Bells from the deep (2014) Polyuréthane en fonte, peinture acrylique, miroirs, miroir bidirectionnel, verre, éclairage LED, bois, émail, peinture 370 x 360 x 330 cm
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Bells from the deep (2014), installation, qui utilise des miroirs bidirectionnels et un éclairage LED pour créer l’illusion d’un nombre infini de formes. Deux panneaux miroirs opposés qui reflètent la lumière d’une myriade d’ampoules génèrent l’illusion d’un labyrinthe tridimensionnel de couloirs qui attirent les visiteurs dans l’installation. Avec des caractéristiques organiques et mécaniques en termes de forme, une structure centrale en polyuréthane connote le chevauchement du passé et du présent. Dans ce travail, Lee continue de s’attaquer à la question perpétuelle du temps et de l’espace. Ici, le miroir sert d’outil efficace qui permet aux visiteurs de se lancer dans l’auto-réflexion.


Lee Bul – Civita Solis II (2014)
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Civita 2014
Civitas Solis II était une grande installation qui remplissait l’espace de 33 m de long, 18 m de large et 7 m de hauteur. L’installation a transformé l’espace d’exposition en un magnifique labyrinthe miroir de réfractions et de réflexions. Inspiré par Civitas Solis du philosophe italien Tomaso Campanella, Lee Bul a permis au public d’explorer entre le temps et l’espace dans l’espace infiniment étendu. Dans le sens mystérieux du temps et de l’espace, les téléspectateurs peuvent aussi vivre leur propre monde intérieur d’imagination et d’ego

En conclusion on peut dire qu’elle suit une trajectoire imprévue entre rêve et cauchemar, sa source d’inspiration est principalement l’univers des mangas.

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