Cours du 9 janvier 2017

Keith Haring

Sommaire : Ses débuts, sa reconnaissance, les dernières années

Keith Haring (1958 – 1990)
Il fait partie de ces artistes qui avaient l’ambition de s’adresser à un large public en dehors des musées.
Il est né deux ans avant Basquiat, et mort du SIDA deux ans après lui. Ils se sont côtoyés, il a connu un grand succès il était très aimé par les enfants. Il produit des images qui paraissent claires immédiatement.
Comme Basquiat il témoigne d’une époque, ses dessins sont présents dans la mémoire collective.
Il est né le 4 mai 1958 à Reading en Pennsylvanie, dans une famille moyenne américaine (nourri à la télévision et aux bandes dessinées). Très jeune il manifesta des talents en dessin. Haring s’inscrit à l’Ivy School of Art Professional à Pittsburgh. Il a vite réalisé qu’il avait peu d’intérêt à devenir un artiste graphique commercial, et il abandonne lors de la première année. Il va ensuite à Pittsburg où il s’inscrit dans une école de dessin, il découvre alors, Pollok, Dubuffet, Alechinsky.


Keith Haring – Dessin (1978)
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Graphisme à l’encre. Fait penser à Dubuffet. Voir un autre dessin.

En 1979, Haring déménage à New York et inscrit à l’École des arts visuels. Il a trouvé une communauté d’art alternatif prospère, qui se développe en dehors du système de la galerie et du musée, dans les rues du centre ville, les métros, les clubs et les anciens halls de danse.

A cette époque, il a partagé la vie de Kenny Scharf graphiste comme lui, voir une oeuvre de Kenny Scharf.


Keith Haring – Sans titre (1979)
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En 1979, il a dédicacé avec des petits pénis stylisés les fêtes au mudd club.

Il a la volonté d’être vu par le plus grand nombre. Il met en place une forme d’écriture automatique, et de all-over.


Keith Haring – Clones go home (1980)
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Clones go home, il réalise ces graffitis pour inviter les nouveaux homo à rester chez eux.

Voir les oeuvres réalisées en 1980.

Il réalise des collages de photocopies et il transforme les titres de journaux voir pope killed, Reagan ready to killed. Voir d’autres titres.


Keith Haring – Fashion Moda, (1980), 122 x 277 cm
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Il réalise des pictogrammes simples sur papier, dont il définit les codes. Dès ses premières œuvres, le langage de Keith Haring se met en place. Il s’agit d’un langage politique. Le vocabulaire est déjà là : le chien, le bâton, les petites personnes sans visage, debout, la tête en bas, flottant dans l’espace, le bébé « rayonnant », l’énergie qui vient d’un Ovni… autant de figures largement diffusées et immédiatement reconnaissables.
Ces formes vont devenir ses formes fétiches. Le bébé devient son logo.

Voir Kieth Haring, un indigné qui subsiste encore.

Voir d’autres dessins.


Keith Haring – Bébé rayonnant (1980)
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Une silhouette humaine extrêmement simplifiée, qui incarne la vie, l’énergie, la joie et l’espoir. Idolâtrie du bien rayonnant.

Les Etats-Unis entre argent et religion.

Domination de l’homme blanc armé, qui tue un noir.

Voir Keith Haring un indigné qui subsiste encore.


Keith Haring – Sans titre (1981)
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Violence torture.

Ici, Keith Haring dénonce la violence émanent de l’Etat contre les graffeurs de rue. (Le personnage tient une bombe de peinture.)


Keith Haring – Sans titre (1981)
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Chien très stylisé. Voir d’autres chiens.

Voir les oeuvres réalisées en 1982.

La sexualité est un thème largement développé par Kieth Harding.


Keith Haring – Sans titre (1981) 105,4 x 128,3 cm
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Voir également sans titre (1985).

Il dénonce également la religion : personnage crucifié la tête en bas. Voir également.


Keith Haring – Sans titre (1981) 105,4 x 128,3 cm
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Il évoque la peur de la robotisation de la société.

Très tôt, Keith Haring a mis en garde contre les médias et les nouvelles technologies : il représente tout le temps des personnages avec la tête en forme de téléviseur, grand laveur de cerveau, des ordinateurs dont sortent des mains étrangleuses
Les écrans manipulent les hommes.


Keith Haring – TV cross (1982)
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Il a réalisé des graffitis en même temps que Basquiat.

A partir de 1980 il trace à la craie des graffitis dans le métro sur des affiches noires.


Voir subway drawing n°1

Il réalise ces Subway drawing, car dit-il, il ne voulait pas peindre sur les rames, voir d’autres oeuvres de cette période.

Il commence à vendre ses peintures. Tony Shafrazi le galeriste l’expose en 1982, voir le catalogue de l’exposition. Il réalise ses peintures sur des bâches industrielles, avec une peinture spéciale qui ne coule pas. Idée de saturer l’espace d’images. Il travaille sur des bâches car la toile qui représentait pour lui « un machin historique » le bloquait sur le plan psychologique. Voir une salle de l’exposition.


Keith Haring – Sans titre (1984)
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Chien qui aboie et qui danse (oeuvre très connue).


Keith Haring – Untitled, 1982. Peinture vinylique sur bâche vinyle 365,7 x 375,9 cm
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Chiens qui sautent travers un homme. Haring dessine la silhouette d’un homme debout avec un énorme trou dans le ventre, au travers duquel sautent des chiens comme à travers un anneau de cirque. L’artiste expliqua : « Il s’agit d’une simple image qui vient de l’histoire de John Lennon avec le type au ventre troué et des chiens sautant à travers le trou.» Haring faisait allusion à l’assassinat de John Lennon en 1980. Comme dans une bande dessinée, il agrandit l’impact de la balle à la taille d’une ouverture gigantesque, par rapport aux proportions du corps, qui, à cause de son contour rouge, devient un anneau.

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