Cours du 28 septembre 2015

Christian Boltanski

Sommaire : Christian Boltanski

Christian Boltanski né en 1944.
Il est avec Daniel Buren l’artiste français contemporain le plus connu.
Il est né à Paris, entre 1958 et 1967 il réalise une peinture un peu naïve.


Christian Boltanski – Chambre ovale (1967) Peinture acrylique sur isorel 115 x 146,5 cm (Centre Pompidou Paris)
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Chambre ovale 1967. Voir un commentaire.
Les personnages ont l’air enfermés dans des lieux clos. Pour comprendre l’oeuvre voici des éléments autobiographiques importants :
Il est né en pleine guerre son père médecin était d’origine juive et s’était converti au catholicisme. Il vit rue de Grenelle. Durant la guerre, les parents vont mettre en scène une dispute pour faire croire que le mari avait quitté le domicile conjugal. Le divorce a été prononcé. A la libération, le père est réapparu il était caché sous l’appartement. La famille vit après la guerre dans la peur, peur des règlements de comptes a posteriori, honte d’être en couple, honte d’avoir renié la religion juive. La famille ne se séparait jamais, ils dorment dans la même chambre. Grande peur du monde, famille renfermée sur elle même. Sans l’art et sans mes frères j’aurais fini dans un asile a déclaré C. Boltanski. Pas de traces conservées à la maison (photos, souvenirs), pas de mémoire familiale.


Entretien avec C. Boltanski qui explique sa démarche

A partir de 1967, il s’éloigne de la peinture pour expérimenter d’autres modes d’expression. A l’âge de 24 ans, Christian Boltanski réalise sa première exposition au théâtre du Ranelagh à Paris. Il présente des marionnettes grandeur nature et un film intitulé : La vie impossible de C.B. où il rejoue des scènes de son enfance, et présente des objets sensés lui avoir appartenu. Ainsi se met en place l’un des thèmes majeurs de l’œuvre, la quête de l’identité, qu’elle soit authentique ou truquée, et qui fonctionne sur l’ambivalence entre vérité et mensonge.


Christian Boltanski – La vie impossible de C.B. (1968) Bois, grillage métallique, lampe fluorescente, fil électrique, papier, photo 150 x 87 x 12 cm (Centre Pompidou Paris)
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L’homme qui tousse. Film. Dans ce film, on observe pendant 3 minutes un homme assis dans une petite pièce délabrée. Il tousse jusqu’à cracher un flot de sang qui se déverse sur ses jambes et souille ses vêtements. Tourné avec des moyens amateurs, le film revêt une qualité d’image documentaire qui ne le rend que plus inquiétant.
Sa première exposition joue sur le caractère fictionnel.
En 1969 il publie son premier livre : Recherche et présentation de tout ce qui reste de mon enfance (1944 – 1950). Oeuvre symptomatique de son travail produit entre 1968 et 1974, où se cristallisent les questions de la fausse biographie et de la recherche d’une enfance supposément oubliée. Il montrait des photographies d’enfance supposées de l’artiste. Il reconstitue des pseudo traces de son enfance.


Christian Boltanski – Vitrine de référence (1971) Bois, Plexiglas, photos, cheveux, tissus, papier, terre fil de fer 12 x 120 x 59,5 cm (Centre Pompidou)
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En 1971 vitrine de référence. Boîte en bois peinte sous plexiglas et contenant 15 éléments de la vie de l’artiste : photos noir et blanc, cheveux, bribes de vêtements de l’artiste, échantillon de son écriture, page de son livre de lecture, entassement de 14 boulettes de terre, un piège composé de trois objets faits de morceaux de tissu, fil de fer, épingles Boites en bois peintes en plexiglas. Sucres sculptés.

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En 1971 76 Essai de reconstitution : trois tiroirs, constitués de boites en fer blanc, et des objets de son enfance reconstitués en pâte à modeler. Fusil, pantoufles. Voir un commentaire (musée de St Etienne).


Christian Boltanski – 10 portraits photographiques de Christian Boltanski
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10 portraits photographiques de Christian Boltanski, 1946-1964, 10 portraits d’enfant, rassemblés par sa femme Annette Messager, censés représenter l’enfance de C. Boltanski.

L’album photographique de C. Boltanski entre 1948 et 1956. Album imaginaire. (150 photographies noir et blanc encadrées de fer blanc, chaque épreuve 22 x 30 cm)
L’album photographique de la famille D. Album photo représentant l’imaginaire collectif de toute une génération.

Il déclare : »«J’ai toujours fait une équivalence entre un vêtement usagé, un nom, une photographie de quelqu’un ou maintenant, un battement de cœur. C’est un objet qui renvoie à un sujet absent. Il y a eu quelqu’un. La photographie ne m’intéresse pas en tant que telle mais en tant que mémoire d’humain
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En il est invité en 1972 à la documenta 5 de Kassel, organisée par Harald Szeemann. Il avait intitulé une section les mythologies individuelles, ou étaient exposé notamment les travaux de Christian Boltanski et Jean Le Gac.
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A partir de 1973 il abandonne cette manière auto centrée de parler de lui.
Il écrit à des conservateurs de musée pour leur proposer d’exposer tous les objets ayant appartenu à une personne.

Inventaire des objets ayant appartenu à une femme de Bois Colombes.

Les 62 membres du club Mickey en 1955. 60 photographies encadrées Photographie noir et blanc, cadre en fer blanc Chaque épreuve : 30,5 x 22,5 mémoire collective d’une génération.

A partir de 1974, il se met en scène dans des saynètes comiques.


Christian Boltanski – Saynètes comiques, Le mariage des parents, 1974
Montage de 3 photographies et texte à l’encre blanche sur carton noir 37,9 x 71 cm
Texte en légende : Voici ma femme / Je vous bénis / Je suis tellement heureuse

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Chaque photographie ou montage représente un événement familial marquant, un enterrement, un mariage ou un anniversaire, qu’il rejoue pour la prise de vue. Tous les personnages qui apparaissent sont donc incarnés par l’artiste lui-même, à peine déguisé par quelques accessoires, ce qui procure à ses images un caractère modeste, voire négligé, qui rappelle le théâtre de rue et provoque un sentiment de dérision.

Voir également La mort du grand père, d’autres saynètes comiques. Photos sur lesquelles il a retravaillé au pastel.

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