Cours du 3 février 2014


Exposition Tom Wesselmann

James Rosenquist né en 1933

Il est né dans le Dakota, d’origine suédoise. Peintre d’enseignes publicitaires. En 1955, à l’âge de 21 ans, il s’installe à New York grâce à une bourse pour étudier à l’Art Students League.
Il restera influencé par son métier de peintre publicitaire, sur de très grands formats, sa perception des choses changera et il peindra des tableaux monumentaux et très colorés, des « fragments de réalité ».
Il veut faire de l’art qui aurait le même style le même format que la publicité.
Première exposition en 1962 à la green gallery.


James Rosenquist – Président élu (1961) 228 x 365,8 cm entre Pompidou Paris
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Se compose de trois tableaux. Le portrait de Kennedy est celui de son affiche de campagne, avec les « fragments de réel », morceau de voiture, morceau de gâteau. Voir les éléments de collage utilisés.
Voir un commentaire.

Ecouter ce qu’il pense du tableau (0:43)
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Il veut montrer d’une façon surdimensionnée, des fragments du réels, qui vont rentrer en collision pour signifier des choses.


James Rosenquist – I love you with my Ford (1961) 210.2 x 237 Musée d’art moderne Stockholm
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Je t’aime avec ma Ford. Voiture, visage, plat de spaghettis.
Cette oeuvre peut être vue comme une moquerie critique de la société de consommation et de la culture capitaliste.
Le tableau, divisé en trois bandes horizontales, il peut être perçu comme un montage des valeurs américaines : l’automobile, l’amour et les spaghettis en conserves – le fast-food, le sexe et la
consommation de masse. Univers très différents.
Ce rapprochement forcé entre plusieurs moments de la même réalité, en produit donc une autre, qui nous amène à réfléchir sur la manière dont nous percevons ces objets qui nous entourent constamment mais que nous ne voyons plus.

Ecouter ce qu’il pense du tableau (0:23)
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Il réalise en 1962 Marilyn Monroe. Marilyn présentée uniquement sous forme de fragments.


James Rosenquist – Joan Crawford says (1964) 242 x 196 cm Musée Ludwig Cologne
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Réalisé à partir d’un portrait.


James Rosenquist – Dishes (1964) 127 x 152.4 cm
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Assiettes (1964) il voulait à l’époque faire des images, grandes et froides.


James Rosenquist présente son travail à des étudiants

Première peinture à contenu politique 1964-65


James Rosenquist – F111(1964) 304,8 x 2621,3 cm
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F-111 est une peinture multi-panneaux d’un avion (le F111). Il s’agit d’une condamnation du complexe militaro-industriel durant la guerre du Vietnam en 1964. Environnement en 23 sections qui nous parle de la guerre froide et des armes de destruction massive. Avion de taille réel, champignon atomique, le tout mélangé avec des objets de consommation.
Il veut recréer l’ambiance que l’on perçoit dans une ville lorsque l’on est assailli par les images publicitaires.
Voir le tableau installé.
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James Rosenquist – Horse blinder (1968) 73.66 x 172.72 cm Musée Ludwig Cologne
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Les œillères de cheval. Fait de fragments tantôt figuratifs tantôt abstraits, oeuvre assez énigmatique.
Voir un détail.


James Rosenquist – Area code (1970) 114 x 276 cm Musée Minneapolis
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L’indicatif régional. Il est tenté par l’abstraction.


James Rosenquist – Flamingo Capsule (1970) 290 x 701 cm Musée Guggenheim Bilbao
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Flamingo capsule (musée Guggenheim Bilbao).
Dédiée à trois astronautes qui moururent dans un incendie fortuit à bord d’Apollo 1 pendant une séance d’entrainement en 1967. Comme le décrit l’artiste, la composition suggère « un incendie dans un espace clos » et des « objets flottant dans la capsule ». Sur un fond de noirs et de jaunes se détache le tissu métallisé et fripé d’un uniforme orné du drapeau américain, un sachet alimentaire froissé et déformé et des ballons flottant en l’air en forme d’arc. L’œuvre, aux dimensions gigantesques, est formée de quatre toiles et panneaux Mylar en aluminium assemblés aux extrémités, qui reflètent la surface peinte, étendant la composition au-delà des limites de la toile. La peinture fait référence à un événement historique concret mais son isolement, la juxtaposition et l’agrandissement des objets aux proportions des panneaux publicitaires lui confèrent ce caractère énigmatique, caractéristique d’une grande partie de l’œuvre de Rosenquist.
Ecouter un commentaire.
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James Rosenquist – Starthief (1980) 520.7 x 1402.1 cm Musée Ludwig Cologne
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Voleur d’étoiles, début des préoccupations écologiques et conquête de l’espace.
Il s’est installé en Floride en 1970 où il a fait plusieurs toiles sur l’environnement, la faune qui l’entoure et en mêlant des éléments de modernité. Cela laisse une impression de menaces.


James Rosenquist – Nasturtium Salad (1984) 243,8 x 243,8 cm

Salade de capucines.

Artiste dans son atelier en train de peindre « La persistance des nymphes électriques dans l’espace » (1985)
Il réalise une série Welcome to water planet (Bienvenue sur la planète eau). Toiles qui montrent ses préoccupations écologistes.


James Rosenquist – Starthief (1980) 520.7 x 1402.1 cm Musée Ludwig Cologne
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Poussières d’étoiles.


James Rosenquist – Caught One Lost One for the Fast Student or Star Catcher (1989) 137.8 x 96.5 cm
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James Rosenquist – Through the Eye of the Needle to the Anvil (1988) 518,2 x 1402,1 cm
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A travers le chas de l’aiguille se trouve l’enclume. Chaussure, espace.


James Rosenquist – Imagine an apple eaten (1990) 243.8 x 457.2 cm
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Imaginez une pomme mangée.


James Rosenquist – The Swimmer in the Economist (1997-98) 350.5 x 2750.8 cm
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Nageur de l’écono-brume. Comme c’est souvent le cas avec les œuvres de Rosenquist, Le nageur dans l’écono-brume appréhende avec une intense émotion des thèmes sociaux et politiques tout en reflétant la dynamique de la culture capitaliste moderne. Oeuvre commandée par le musée Guggenheim de Berlin.Il a utilisé les couleurs du drapeau allemand et des images du bassin de la Rhur.
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Série de poupées en 1997 : Gift-Wrapped Doll (Poupées en emballage cadeau).

Étrange séries de poupées recouvertes de plastique.


James Rosenquist – Gift-Wrapped Doll n°19 (1992) 152.4 x 152.4 cm

C’est une peinture à l’huile. L’emballage transparent agresse l’image de pureté associé à la poupée et qui nous agresse visuellement (grands formats).

Il disait : »La peinture n’est pas quelque chose que l’on peut produire comme on produit des objets à la chaîne contrairement à ce que semblent penser certains. C’est plutôt comme un narcotique, il faut une dose toujours plus forte pour que les effets se fassent sentir et pour commencer à créer. »
Toujours pus grand, toujours plus violent, toujours plus fort, c’est un peu la manière dont il a évolué dans son travail depuis les années 60.
Il a eu une exposition à Moscou en 2007 et dans le catalogue de cette exposition un critique a écrit « L’explosion d’images qui est la source d’énergie dans les tableaux de Rosenquist, est chargée des menaces qui viennent de l’inconscient social de la culture capitaliste tardive« .
C’est plein d’énergie, cela nous parle de notre temps, mais en même temps chaque fois qu’il y a de belles choses (fleurs, poupées etc.) elles sont abîmées par des éléments qui créent une menace potentielle. Idée d’un danger permanent qui parcours tout son travail.

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