Cours du 21 mai 2012

Félix Vallotton (1865 – 1925) Le nabis étranger

Félix Vallotton – Une rue (1895)

Une rue 1895 grande zone non peinte carton brut. Exagération de l’échelle, vue plongeante, le centre est vide (inspiration japonaise). Estampe japonaise.

Félix Vallotton – Le ballon (1899) Musée d’Orsay

Le ballon Représente l’insouciance de l’enfance, trouée de lumière. Vue plongeante espace du haut saturé par le feuillage. Voir un commentaire.

Félix Vallotton – La manifestation (1893) BN

Caricature la manifestation.

Félix Vallotton – La paresse (1896) BN

La paresse. C’est un tableau très gracieux.

Henri de Toulouse Lautrec (1864 – 1901)

Il ne fait pas partie des Nabis, mais il y est souvent associé, c’est la même esthétique.

Édouard Vuillard – Portrait de T. Lautrec (1897-98)

Son portrait par Vuillard

C’était également un très bon caricaturiste, voir une Caricature de lui même.

Henri de Toulouse-Lautrec eut une enfance heureuse jusqu’au moment où, par suite de la consanguinité de ses parents, débuta en 1874 une maladie qui affectait le développement des os,, la pycnodysostose. Ses os étaient fragiles et entre mai 1878 et août 1879, il souffrit d’une fracture au fémur à chaque jambe, qui l’empêcha de grandir au-delà d’une taille de 1,52 m1. On essaya de le guérir au moyen de décharges électriques et en lui plaçant à chaque pied une grande quantité de plomb. Buste d’homme avec des jambes très courtes. Ses parents sont aristocrates.

Henri de Toulouse-Lautrec – Portrait de sa mère (1881) Musée T. Lautrec Albi

Peinture de sa mère. Devant son café. Sa mère a eu beaucoup d’importance pour lui ? Protectrice, étouffante, dévote et vertueuse. Il prendra le contre pied des valeurs de sa famille. Voir un autre portrait de sa mère.

C’était également un virtuose du dessin 1879 Cavalier sellant son cheval

Henri de Toulouse-Lautrec – Cheval et cavalier (1881) Musée T. Lautrec Albi

Cheval de trait, chien de chasse.

Il va à Paris et il apprécie Degas dont il apprécie le dessin. Il habite Montmartre il est ami avec Valadon.

Henri de Toulouse-Lautrec – Buveuse ou gueule de bois (1888) Musée T. Lautrec Albi

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Il devient le maître de la lithographie.

Le 5 octobre 1889 c’est l’ouverture du Moulin-Rouge, 90 boulevard de Clichy, dont Lautrec devient vite un habitué. Sa table lui est réservée et il y expose ses oeuvres. Il y réalise la Danse au Moulin Rouge, et l’Affiche du moulin Rouge représentant la comédienne Louise Weber et Valentin le Désossé. Il peint aussi plusieurs portraits de la chanteuse Jeanne Avril.

Henri de Toulouse-Lautrec – Danse au Moulin Rouge (1892)

Voir Lautrec peignant ce tableau.

Henri de Toulouse-Lautrec – Affiche pour le Moulin Rouge (1891) Musée T. Lautrec Albi

Il réalise des affiches pour le Moulin de la Galette et le Moulin Rouge.
Voir Lautrec et le monde du spectacle.

Henri de Toulouse-Lautrec – Panneaux pour la baraque de foire de La Goulue (1895) Musée d’Orsay

Il représente Oscar Wid, Jane Avril, F. Fénéon (qui sont des personnages connus). Les moyens d’expression sont simples, craie blanche, crayon violet.

La Goulue, tenait une baraque à la foire du trône en 1895. Voir l’historique, et les péripéties de la restauration.

Par ses peintures, ses affiches, ses dessins et ses lithographies consacrés au monde montmartrois dont il fut à la fois acteur et spectateur, Toulouse-Lautrec a produit un cycle d’images qui débordent du musée et perpétuent l’histoire de personnages devenus légendaires. Il invente un nouveau regard, montre les réprouvés et fait de la Goulue, reine du cancan, une sorte de déesse de la mythologie, le symbole de la part sauvage de la société.

La Goulue filmée en 1925.

Henri de Toulouse-Lautrec remarque Yvette Guilbert dès 1890 au Divan japonais mais ne fait vraisemblablement sa rencontre qu’en 1892 par l’entremise de Maurice Donnay (1859-1945), compositeur et écrivain. Elle devient, avec sa silhouette reconnaissable entre toutes – longue silhouette aux mains gantées de noir – une source d’inspiration pour le peintre. Les gans noirs d’Yvette Guilbert suffisent à l’identifier.

Henri de Toulouse-Lautrec – Jane Avril dansant (1892) Musée d’Orsay

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Henri de Toulouse-Lautrec – Affiche pour le cabaret d’Aristide Bruant (1893)

Les 31 affiches qu’il conçoit de 1891 à 1900 s’imposent par leur force et leur magistrale simplification de l’image, et font de lui un précurseur de l’affiche du vingtième siècle. Sa production lithographique comprend également 361 estampes mettant en évidence la virtuosité d’un trait expressif et élégant.

Henri de Toulouse-Lautrec – La clownesse Cha-U-Kéo (1895)

La clownesse voir un autre tableau

Henri de Toulouse-Lautrec – Un anglais au Moulin Rouge (1892)

Un anglais au Moulin rouge.

Henri de Toulouse-Lautrec – Au Moulin Rouge (1892) The art institut Chicago

Au Moulin Rouge 1892 Chicago, silouhette de Lautrec.

Henri de Toulouse-Lautrec – Le docteur Gabriel Tapié de Céleyran (1894) Musée Toulouse Lautrec Albi

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Henri de Toulouse-Lautrec – Au salon de la rue des Moulins (1894) Musée Toulouse Lautrec Albi

Maison de prostituées. Au salon de la rue des Moulins, voir un commentaire.

Henri de Toulouse-Lautrec – Femme qui tire son bas (1894)

C’est une vision intimiste des femmes, voir un commentaire.

Henri de Toulouse-Lautrec – Toilette (1896) Musée d’Orsay

Toilette 1896, voir un commentaire.

Henri de Toulouse-Lautrec – L’abandon (les deux amies 1895)

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Henri de Toulouse-Lautrec – Seule (1896) Musée d’Orsay

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Il pratique une autodestruction dans ses dernières années. Il est transporté à Neuilly, dessins nombreux à cette époque.

Henri de Toulouse-Lautrec – L’anglaise du Star au Havre (1899) Musée Toulouse Lautrec Albi

Tous les étés, Toulouse-Lautrec se rend au Havre pour prendre le paquebot qui l’amène à Bordeaux.Il ne manque pas de s’arrêter dans les cafés-concert du port. Séduit par la barmaid du  »Star », Miss Dolly, il exécute cette peinture dans un fond aux motifs géométriques mettant en valeur le visage rayonnant de la serveuse.

Henri de Toulouse-Lautrec – La modiste (1900) Musée Toulouse Lautrec Albi

La modiste (Mademoiselle Louise Blouet d’Enguin).

Il alterne les croquis peints et les peintures plus finies.

En 1901 il a loué un appartement à Bordeaux, puis il retourne à Paris où il a mis de l’ordre dans ses affaires, puis il s’éteint, au domaine de Malromé, propriété de sa mère en Gironde, le 9 septembre 1901 à l’âge de 36 ans.
Si la force du graphisme et la netteté des aplats colorés ont influencé à la fois les nabis, Gauguin et les débuts de Picasso, la stridence du coloris, les ombres vertes et bleues ont annoncé, dès 1895, les audaces des fauves et des expressionnistes. Toulouse-Lautrec fut, de plus, sans conteste, le créateur d’une vision légendaire du Montmartre de la fin du siècle. Aux bas-fonds crapuleux, aux courtisanes équivoques, il substitua un monde nocturne, artificiel, coloré, fiévreux, lyrique, et, pourrait-on dire, presque épique. Il annonce l’art nouveau.